OPSEU/SEFPO : Le recours à la Loi sur les mesures d’urgence crée un précédent inquiétant

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Toronto – Les dirigeants de l’OPSEU/SEFPO affirment qu’en appliquant la Loi sur les mesures d’urgence pour maîtriser les manifestants anti-vaccination, le Premier ministre est allé trop loin et crée un précédent inquiétant.

Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a dit comprendre les résidents d’Ottawa, qui sont soumis à des conditions extrêmement pénibles, et convient que des mesures immédiates doivent être prises, mais avec les outils déjà à disposition.

« Je pense qu’il est temps pour les manifestants de rentrer chez eux », a déclaré M. Thomas. « Mais je crois aussi que la police dispose déjà des outils nécessaires pour mettre fin à cette occupation illégale. »

Le Conseil exécutif de l’OPSEU/SEFPO a adopté jeudi une motion pour exprimer ses préoccupations à l’égard du précédent créé par l’introduction de la Loi sur les mesures d’urgence, qui pourrait être utilisée dans l’avenir contre le mouvement syndical en période de manifestations.

Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, s’est dit préoccupé par le pouvoir conféré par la Loi sur les mesures d’urgence, qui pourrait faire l’objet d’abus.

« Il est certain que des mesures doivent être prises pour mettre fin aux activités illégales », a déclaré M. Almeida. « Mais j’espère que le gouvernement fédéral ne s’emportera pas en abusant des pouvoirs que lui donne cette loi. »

Selon le syndicat, historiquement, le mouvement syndical a souvent été la cible de lois visant à étouffer les protestations anti-gouvernementales, y compris là où des travailleurs recouraient à une grève pour exiger de meilleures conditions de vie.

« Le droit constitutionnel des Canadiens de liberté d’expression ne doit pas être pris à la légère », a encore dit M. Thomas. « Pas plus que l’application de la Loi sur les mesures d’urgence. C’est pourquoi le Conseil exécutif de l’OPSEU/SEFPO a voté pour s’opposer à de telles mesures. »

Le syndicat provincial demande également à son homologue national, le Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP), de faire une déclaration publique dénonçant les actions du gouvernement fédéral.