L'OPSEU/SEFPO met en garde contre les conséquences de la réduction des effectifs au ministère de l'Environnement

Toronto – L’OPSEU/SEFPO se fait l’écho des préoccupations soulevées par la vérificatrice générale Bonnie Lysyk sur la manière dont la province fait appliquer la législation environnementale. Dans ses rapports, elle continue d’être critique à l’égard du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (ministère de l’Environnement) pour son incapacité à faire appliquer les règlements, y compris ceux qui concernent les plus grands pollueurs de l’Ontario.

« On a encore une fois une impression de déjà-vu », a déclaré le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Les conservateurs de Mike Harris avaient fait des coupes drastiques au ministère de l’Environnement et on a vu le résultat tragique : sept personnes décédées et 2 000 malades contaminées par la bactérie E. coli à Walkerton. Je pensais que nous avions appris il y a 20 ans que la protection de l’environnement n’est pas un travail facultatif, mais nécessaire. Puis on a eu quinze années de coupes libérales. »

Dans son récent rapport, la vérificatrice générale Bonnie Lysyk fait remarquer que le ministère a réduit de neuf pour cent le personnel chargé de l’observation et de l’application des lois par rapport à 2019 pendant que les activités d’application de la loi diminuaient. Le ministère n’a porté que deux accusations pour mise en danger d’une espèce en péril. En revanche, le ministère des Richesses naturelles déposait en moyenne 19 accusations par année, quand il avait la responsabilité de faire appliquer la loi. La vérificatrice générale a également souligné le manque de ressources consacrées à l’application de la loi sur les espèces en voie de disparition.

Selon Shawn Burr, président du Comité des relations employés-employeur pour le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (OPSEU/SEFPO), les réductions de personnel au ministère ont eu des conséquences sévères sur l’application de la loi.

« Ces réductions ont un impact sur les nombreuses tâches visant à protéger l’environnement qui sont effectuées par nos professionnels, notamment les inspections proactives, le recouvrement des coûts liés à des déversements et la protection des espèces en péril. On nous demande toujours de faire plus avec moins, mais cela n’est tout simplement pas réaliste alors qu’il y a des coupes en cours et l’ajout de nouveaux programmes, a déclaré Shawn Burr, qui a ajouté qu’on se rend compte que la situation est encore plus grave quand on lit attentivement les rapports de Mme Lysyk. Ce ministère n’écoute pas. »

« Le gouvernement a promis de tenir les pollueurs responsables avec son Plan environnemental pour l’Ontario », a fait remarquer le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Mais on constate que le ministère de l’Environnement ne parvient pas à obtenir le recouvrement des coûts liés à un déversement et fait payer la facture aux contribuables au de lieu mettre les contrevenants devant le fait accompli. C’est honteux, l’Ontario est ouvert aux affaires – non pas aux pollueurs et à leurs factures ».

« En définitive, Il faut rétablir les effectifs au ministère de l’Environnement », conclut le président Thomas. « Il n’est tout simplement pas raisonnable de penser que nos membres qui sont déjà surchargés de travail puissent encore en faire plus. »

« Le gouvernement jouent aux dés, mais les enjeux sont trop élevés », a ajouté Smokey Thomas. « On parle d’espèces en voie d’extinction et de vies humaines perdues. Et une fois disparues, elles seront parties pour toujours – elles ne reviendront pas ».

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas – 613-329-1931;
OPSEUCommunications@opseu.org

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