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Mise en garde du SEFPO à propos du plan sur le revenu de base

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Toronto – Le plan du gouvernement de l'Ontario à propos du Projet pilote sur le revenu de base a un but louable, mais il pourrait se transformer en un « programme destructeur de services publics et même aggraver la situation des Ontariennes et Ontariens », a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.

Warren (Smokey) Thomas a fait ce commentaire après avoir examiné les recommandations du Projet pilote sur le revenu de base qui ont été faites par l'ancien sénateur conservateur Hugh Segal. Le sénateur Segal propose un « revenu de base légèrement plus généreux » qui remplacerait les prestations du programme Ontario au travail (OT) et du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH) dans trois collectivités de l'Ontario. Toute personne âgée de 18 à 65 ans, qu’elle reçoive ou non l'aide sociale, serait admissible.

Les partisans du revenu de base avancent qu’il permettrait non seulement d’encourager la participation au marché du travail, mais également de réduire la pauvreté et les dépenses publiques dans les services comme les soins de santé. Ils estiment en outre que le revenu de base pourrait également réduire la stigmatisation à l’endroit des personnes qui reçoivent l'aide sociale, puisque le revenu de base serait accordé inconditionnellement.

Mais le revenu de base, parfois aussi appelé revenu annuel garanti, n’est peut-être pas une idée aussi progressiste qu’on pourrait le croire, selon le président Thomas.  

« Les partisans de la droite sont en faveur du revenu de base depuis plusieurs décennies parce qu'ils estiment que cela permettrait de réduire le rôle du gouvernement dans la prestation des services et de se décharger de ce travail sur les familles et les communautés », a-t-il ajouté. « Étant donné la politique actuelle du gouvernement de l'Ontario en matière de services sociaux, je pense que les Ontariens et Ontariennes ont toutes les raisons d'être sceptiques. »

« La privatisation des services publics est la “pierre angulaire” de la politique du gouvernement de Kathleen Wynne », a précisé le président Thomas.

« Bien sûr nous sommes favorables à l’augmentation des revenus des personnes vivant dans la pauvreté. Nous sommes favorables à l'accroissement des services de conseil. Nous sommes favorables à la réduction de la stigmatisation associée à l'aide sociale. Mais nous ne sommes pas entièrement convaincus qu’un revenu de base permette d’atteindre ces objectifs. Il pourrait peut-être rendre les gens un peu moins pauvres, au moins pour un certain temps, jusqu'à ce que les services publics se retrouvent sur le billot. Je crains que ce revenu de base ne soit que la partie submergée d’un plan plus vaste des libéraux ayant pour but de poursuivre la privatisation de la province. »

« Nous n'avons pas besoin de faire d’autres études sur la pauvreté », a-t-il conclu. « Il serait plus logique d'augmenter le salaire minimum et les prestations du programme Ontario au travail et du POSPH et d’arrêter de s’en prendre aux services publics. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613 329-1931

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