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Le SEFPO réitère son opposition à la privatisation de la LCBO

Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario, qui représente plus de 7 000 employés syndiqués de la LCBO, indique que son syndicat redoublera d'efforts pour garder la société de la Couronne dans le secteur public alors même que le gouvernement Wynne envisage la vente d'actifs pour réduire le déficit.

« Quand il s'agit de s'opposer à une possible vente, totale ou partielle, de la LCBO au secteur privé, aucune organisation de l'Ontario n'a un bilan aussi impressionnant que le SEFPO et nous avons l'intention de continuer dans cette voie », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « Depuis des années, nos membres de la LCBO travaillent en première ligne du détaillant de spiritueux, de vin et de bière qui relève du secteur public; plus le nouveau gouvernement parlera de vendre des actifs du secteur public, plus nous nous y opposerons avec fermeté. »

« Nous avons déjà repoussé avec succès plusieurs menaces de privatisation de la LCBO par le passé. Si cette menace se profile une nouvelle fois à l'horizon, nous mènerons la lutte à nouveau et le résultat sera le même. »

Thomas répondait aux observations incendiaires du président d'Unifor qui a déclaré récemment dans un communiqué de presse que les dirigeants du SEFPO soutenaient secrètement la privatisation du géant de la distribution qui contribue pour plus de 2,4 milliards de dollars par an au trésor provincial, sous forme de dividendes et de taxes, qui aident à payer les soins de santé, l'éducation et les services publics.

« Ceux qui connaissent apparemment très mal la LCBO et les employés de ce chef de file mondial de la vente au détail d'alcool ont manifestement trop de temps à perdre et feraient mieux de s'occuper de leurs affaires », a lancé Thomas.

Il a ajouté que la véritable menace du nouveau gouvernement est son intention d'examiner la possibilité de vendre des biens publics, y compris Hydro One, la Société des loteries et des jeux de l'Ontario et la LCBO. Si tel était le résultat de l'examen, le SEFPO souhaite que l'acquéreur soit du secteur public, à l'instar d'un fonds de pension du secteur public, afin qu'on maintienne tous les emplois, que les dividendes restent dans la province, que la surveillance réglementaire soit maintenue et que l'on continue, dans le cas de la LCBO, d'appliquer les normes les plus élevées en matière de responsabilité sociale.

Denise Davis, présidente de la Division des employés de la Régie des alcools, a déclaré que ses membres ont déjà lutté à plusieurs reprises contre la privatisation de la LCBO, notamment en 2010, quand le gouvernement McGuinty a présenté un mauvais plan visant à transformer les plus grosses sociétés de la Couronne de l’Ontario en une « super société ».  Puis, il parlait de vendre 20 pour cent des actions de la nouvelle « super société » à des fonds d'investissement. Face au vent de révolte généralisée du public, le gouvernement a rapidement fait marche arrière.

« Nous avons déjà entendu ce refrain maintes fois par le passé et, à chaque fois, le gouvernement du jour a fini par revenir à la réalité et par accepter que la LCBO est bien trop rentable pour être vendue à Bay Street », a ajouté Davis. « Mais nous devons être prêts à affronter cette éventualité à nouveau afin de garder la LCBO dans le secteur public. »

Renseignements :

Warren (Smokey) Thomas
613-329-1931

Greg Hamara
Communications du SEFPO