Skip to content
SEFPO Coalition des traveailleurs racialises

Le SEFPO au gouvernement : on a besoin d’une législation et de données fondées sur la race pour lutter contre le racisme

We the North
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Les membres du Caucus des gens de couleur du SEFPO estiment que la Direction générale de l’action contre le racisme (DGAR) devrait avoir le pouvoir d’élaborer des textes législatifs afin de pouvoir faire une différence dans la vie des peuples autochtones et des communautés racialisées.

Michael Coteau, ministre délégué à l'Action contre le racisme de l’Ontario, à la réunion communautaire.

La DGAR a tenu sa troisième réunion communautaire, le 27 septembre 2016, à Mississauga. Étaient présents à la réunion la première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne; le ministre délégué à l'Action contre le racisme Michael Coteau; le procureur général Yasir Naqvi; les députés provinciaux Dipika Damerla et Harinder Malhi; des militants syndicaux et des représentants de la communauté. 

La DGAR a pour mandat de combattre le racisme systémique qui crée des obstacles pour les peuples autochtones et les communautés racialisées au sein des institutions gérées ou réglementées par le gouvernement de l’Ontario.  Lors de ces rencontres communautaires, de nombreux intervenants demandent que la DGAR jouisse de davantage de pouvoir, notamment en matière de législation, au lieu d’avoir à se conformer à un mandat. 

Les membres du SEFPO estiment que les changements doivent venir d'en haut afin que l’on puisse éradiquer le racisme systémique une fois pour toutes.  L'une des façons d’y arriver est de pousser le gouvernement à mettre en place un programme d'équité en matière d'emploi exhaustif et obligatoire. 

« Si autant de gens, qui sont engagés dans ce processus, font preuve de cynisme, c'est en raison de l'échec des précédents programmes pour éradiquer le racisme systémique », a affirmé Peter Thompson, le président du Caucus des gens de couleur.  « Si on veut que ce processus donne des résultats, on doit aller au-delà des cercles d'embauche, au-delà du favoritisme et du népotisme et remettre à plat les pratiques d'embauche. »

Selon Peter Thompson, le gouvernement doit commencer à recueillir et à analyser des données afin de déterminer exactement la sous-représentation des groupes racialisés et des populations autochtones dans nos milieux de travail.  « Nous avons également besoin de commencer à collecter des données sur les demandes d'emploi », a ajouté Thompson. 

Le Caucus des gens de couleur espère également que ces consultations inciteront le gouvernement à commencer la collecte et l’analyse de données dans tous les ministères provinciaux et institutions publiques.

« Pour instaurer un système plus juste pour tous les membres de nos communautés, on doit savoir qui est enfermé dans le système carcéral, qui obtient un diplôme d'études secondaires, qui sont les bénéficiaires de l'aide sociale », a expliqué Thompson. 

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, affirme qu'il est temps que le gouvernement cesse de se traîner les pieds quand il s'agit de prendre des initiatives pour combattre le racisme. 

« Grâce à plusieurs initiatives qui ont concerné l’ensemble de notre effectif, comme le projet de cartographie sociale et les comités visés par l'équité, le SEFPO est aux avant-postes de ce combat depuis des années », a indiqué le président Thomas. « Nous reconnaissons qu’un milieu de travail plus inclusif est d’une extrême importance. Nous appuyons la volonté du gouvernement de travailler avec la communauté, mais nous attendons maintenant des gestes concrets.  Nous avons besoin d'un vrai changement. »