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Le président du SEFPO pousse pour la vente publique du cannabis

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a participé à un débat du Financial Post et a demandé que des magasins publics soient mis en place pour la vente de cannabis dans les municipalités qui ne veulent pas voir ce produit vendu dans des magasins privés. Il a dit que le gouvernement met de nombreuses municipalités dans l’embarras en ne leur donnant qu’une chance d’opter contre la vente du cannabis dans des magasins privés.

« Tandis que la poussière du volte-face de Doug Ford en ce qui concerne la vente de cannabis se met à retomber », a déclaré le président Thomas, « plusieurs municipalités se plaignent en disant qu’elles ne veulent « pas assumer les coûts sociaux, réglementaires et des services de police qu’entraîneront l’ouverture de magasins privés.  Mais nous ne voulons bien sûr pas non plus que le crime organisé comble le vide ».

« Bien sûr, il n’y aurait aucun problème si la vente de cannabis était confiée au personnel qualifié et responsable de la LCBO. C’est ce que les spécialistes de la santé, les forces de l’ordre et bien d’autres, dont des dirigeants municipaux, avaient dit au gouvernement libéral précédent pendant ses consultations exhaustives. »

« Mais cela n’a pas à être ou bien ou bien », a ajouté M. Thomas. « Nous proposons de permettre aux magasins de la Société ontarienne du cannabis de s’installer dans les municipalités qui ne veulent pas de magasins privés. Et cela ne veut pas nécessairement dire qu’il faille construire. Les magasins de la LCBO existants peuvent être réaménagés pour s’occuper de la vente de cannabis. »

« On a demandé au président du SEFPO quels étaient les motifs du syndicat derrière le soutien d’une distribution publique de cannabis, suggérant que le syndicat ne cherchait qu’à défendre ses propres intérêts. »

« Nous représentons plus de 155 000 travailleurs », a répliqué M. Thomas. « Quelques centaines de travailleurs de plus ne font pas une grosse différence pour le SEFPO. Mais à titre de syndicat épris de justice sociale, nous défendons une politique publique qui est dans le meilleur intérêt de tous les Ontariens. Et mettre le cannabis sur les étagères de commerces privés est une mauvaise politique publique, c’est tout. »

« Comme je peux le voir, les seules personnes qui profiteront sont les propriétaires des magasins privés, en grande partie des anciens attachés politiques qui en retireront des avantages considérables. Cet argent aurait pu aller à la santé, à l’éducation et à l’infrastructure plutôt que dans les poches profondes de profiteurs. »

« Et si vous voulez parler de motivations, intéressons-nous plutôt aux cultivateurs de cannabis médicinal. Ils ont su nous convaincre en disant qu’il comblerait un besoin médical essentiel. Oui, absolument. Mais certains parlent désormais davantage de cannabis à usage récréatif. Pourquoi? Les profits sont plus élevés. Je vous demande une fois de plus, comment peut-on faire confiance à des détaillants du privé lorsque leur seul et unique but est de faire des profits. Et qu’arrive-t-il aux patients qui en ont réellement besoin lorsqu’il ne reste plus assez de cannabis médicinal? »

Monsieur Thomas a également écarté l’option de la vente en ligne. « Nous l’avons vu dans d’autres juridictions. Les gens ne veulent pas avoir un dossier d’achat de cannabis. Ils veulent payer comptant. Et avec des transactions par carte de crédit, le risque de piratage existe. Les consommateurs risqueraient de se voir refuser l’entrée à l’étranger ou de ne pas se faire embaucher. Les consommateurs font-ils vraiment confiance aux détaillants privés pour cette information? Honnêtement, plus j’examine la politique du cannabis du premier ministre et plus je me dis qu’elle appartient au Bong Show. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931