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Donner une option publique de vente au détail de cannabis aux municipalités de l’Ontario

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Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a envoyé la lettre suivante aux membres du Conseil municipal de Mississauga en réponse à leur décision de rejeter le modèle privé de vente au détail de cannabis.

Cliquez ici pour télécharger la lettre en format pdf : Letter-to-Mississauga-City-Council-from-OPSEU-President-fr

Conseil municipal de Mississauga
Centre civique de Mississauga
300 City Centre Drive
Mississauga (Ontario) L5B 3C1

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil municipal de Mississauga,

Je vous écris pour exprimer le soutien de l’OPSEU/SEFPO à votre décision de rejeter une nouvelle fois la vente au détail privée de cannabis. Comme la plupart des Ontariennes et Ontariens, nos membres sont en faveur de la vente légalisée de cannabis, mais nous voulons une option sécuritaire et responsable – une option publique de vente au détail.

Nous comprenons que Mississauga est l’une des 70 municipalités de l’Ontario à ne pas autoriser la vente au détail de cannabis, en grande partie à cause des préoccupations concernant le manque de contrôle de votre ville quant à l’emplacement et au nombre de ces commerces. Des préoccupations qui sont légitimes, notamment en ce qui concerne les détaillants privés de cannabis, dont la principale priorité est le profit, et non pas la santé et la sécurité publiques. Nous avons tous vu les conséquences de la privatisation durant la pandémie et nous ne croyons pas que ce soit une option responsable pour la vente au détail de cannabis.

L’OPSEU/SEFPO, qui est le plus grand syndicat du secteur public de l’Ontario, représente fièrement 8 300 membres à la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO). Les employés de la LCBO sont des experts de la vente responsable d’alcool. Bien que notre syndicat ait toujours appuyé la légalisation du cannabis en Ontario, nous croyons qu’un modèle public de vente au détail doté d’un personnel formé et expérimenté, comme le personnel de la vente au détail d’alcool, est le moyen le plus efficace pour les gouvernements de toutes les allégeances politiques de garder le cannabis hors de la portée des enfants et des jeunes et de freiner le marché noir.

Les municipalités se sont retrouvées devant un faux dilemme à cause du gouvernement de l’Ontario qui les a obligées à accepter ou à rejeter les magasins privés de vente au détail de cannabis sur leur territoire. Il existe une autre option, plus responsable, pour les municipalités qui ont rejeté le modèle privé de vente au détail de cannabis – le modèle public de vente au détail, par l’intermédiaire de la LCBO. L’option publique de vente au détail de cannabis faisait partie du plan initial, qui a ensuite été rejeté à la faveur du modèle privé.

Il est clair que les municipalités, comme Mississauga, qui ont choisi de rejeter le modèle privé de vente au détail de cannabis, ne s’opposent pas à la vente légale de cannabis. Bien au contraire, elles se soucient profondément de la santé et du bien-être de leurs communautés. Elles appuient la création d’emplois, mais elles veulent des emplois décents. Elles veulent que l’économie locale s’épanouisse, mais d’une manière sûre et responsable.

Et les Ontariennes et Ontariens sont d’accord. La plupart d’entre eux estiment que les magasins publics sont un modèle plus efficace et plus responsable de vendre du cannabis. Ils croient que les magasins gérés par la LCBO feraient un meilleur travail pour assurer la sécurité des enfants et généreraient également plus de revenus pour le gouvernement et pour nos écoles, pour nos hôpitaux et pour bien d’autres services publics. C’est une solution qui ne fait que des gagnants.

À l’heure où nous encourageons les Ontariennes et Ontariens à magasiner à l’échelle locale et à soutenir les efforts de reconstruction de l’Ontario, nous devons continuer d’exiger l’option publique, avec des magasins publics de vente au détail gérés la Société ontarienne du cannabis. L’industrie privée du cannabis, et ses lobbyistes confortablement financés, exerce inévitablement des pressions pour développer le commerce de détail privé du cannabis, mais il ne s’agit pas du meilleur choix. Le modèle public est une approche équilibrée – la bonne approche car elle se fonde sur la sécurité publique, l’accessibilité et la transparence.

Les municipalités, comme Mississauga, qui ont choisi de rejeter l’option privée de vente au détail de cannabis, devraient avoir la possibilité de choisir l’option publique. L’OPSEU/SEFPO continuera de l’exiger et nous vous encourageons à vous joindre à nous.

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil municipal de Mississauga, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO

c.c.  Peter Bethlenfalvy, ministre des Finances