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Journée du chandail orange 2020 – Campagne chaque enfant compte

Indigenous Circle
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Depuis qu’il appuie les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) du Canada, le SEFPO a pris des mesures concrètes en vue de la réconciliation.  Afin de rendre hommage aux survivants des pensionnats indiens, nous reconnaissons le 30 septembre comme la Journée du chandail orange.

La Journée du chandail orange tire son origine de l’histoire d’une enfant de six ans, Phyllis Webstad. En 1973, sa grand-mère lui avait donné un tout nouveau chandail orange pour qu’elle le porte au pensionnat indien qu’elle fréquentait en Colombie-Britannique. À son arrivée, les responsables de l’école lui ont enlevé le chandail, l’ont jeté et lui ont fait mettre l’uniforme de l’école. Cet acte, qui a eu un impact considérable sur le bien-être mental et émotionnel de Phyllis, symbolisait pour elle le fait « qu’on ne respectait jamais ses sentiments ».  La date du 30 septembre a été choisie pour rendre hommage à tous les enfants qui fréquentaient les pensionnats car c’est la période de l’année où les enfants quittaient leurs foyers et leurs communautés pour se rendre dans ces écoles. Cette campagne annuelle a commencé en 2013 après que Phyllis Webstad eut partagé son histoire lors d’une réunion avec d’autres survivants.

La réponse de tous les paliers de gouvernement aux appels à l’action de la CVR n’a pas été à la hauteur.  Malgré les excuses et la rhétorique au sujet de la réconciliation, le gouvernement canadien continue de donner la priorité aux oléoducs et à l’extraction des ressources par rapport à la souveraineté autochtone.  Doug Ford et le gouvernement provincial sont revenus sur leur engagement visant à rendre obligatoire les cours d’histoire autochtone dans le programme d’études.  Aucun palier de gouvernement n’a donné suite au rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).  Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, est déçu de la réponse des gouvernements aux appels à l’action de la CVR. « Le Canada a répondu à la Commission de vérité et réconciliation par des actes quotidiens de colonisation plutôt que par des actes quotidiens de réconciliation », a déclaré Smokey Thomas.

L’héritage du Canada fait partie de notre histoire collective.  Tout espoir n’est pourtant pas perdu. Smokey Thomas et le Cercle des Autochtones du SEFPO réitèrent l’appel qu’ils ont lancé lors de la publication du rapport final de la CVR : « Nous n’avons pas besoin d’attendre la réponse du gouvernement pour agir. La réconciliation peut et devrait commencer par nous. »  Krista Maracle, présidente du Cercle des Autochtones, invite les membres à se joindre à l’appel à la réconciliation là où les gouvernements ont échoué, en commençant par marquer la Journée du chandail orange :  « Malgré l’inaction gouvernementale, nous pouvons encore changer les choses.  La campagne de la Journée du chandail orange est pour tous les Canadiens l’occasion de participer à un acte collectif de réconciliation.

This image has an empty alt attribute; its file name is 14495457_10157487743830585_8305521787683359627_n.jpgLe Cercle des Autochtones du SEFPO lors de la première Conférence autochtone : Le 30 septembre 2016