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L'assemblée publique Ça nous appartient de Belleville fait salle comble

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas speaks during a We Own It town hall in Belleville
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L’assemblée publique de Belleville a fait salle comble le mardi 7 novembre dernier. Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a encouragé les quelque cent participants présents de solidifier et de sécuriser leurs collectivités en luttant contre la privatisation.

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« Vous vous ferez, à vous, à vos enfants et à vos petits-enfants, une grande faveur en vous joignant à notre lutte contre la privatisation », a déclaré Monsieur Thomas. Après cette réunion, rentrez chez vous et parlez à vos amis et à vos voisins.

« Je crois sincèrement que nous pouvons faire de notre lutte pour sauver les services publics un enjeu important des prochaines élections. »

Dans le cadre d’une série d’événements organisés dans des communautés de toute la province, l’assemblée publique de Belleville mettait en vedette le président Thomas, Todd Smith, député provincial de Prince Edward-Hastings, Rosario Marchese, président de la campagne Hydro One Pas à vendre!, et Glenn Maxwell, président de l’Équipe de consultation de la Défense nationale de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada.

Monsieur Marchese et Monsieur Smith, tous deux porte-parole sur l’énergie pour les progressistes-conservateurs de l’Ontario, ont centré leurs présentations sur la privatisation du réseau hydroélectrique.

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« Vous direz que les progressistes-conservateurs de l’Ontario sont ceux qui ont lancé l’idée de vendre notre réseau hydroélectrique, et vous avez raison », a déclaré Monsieur Smith. « Mais la différence, c’est que l’ancien premier ministre conservateur Ernie Eves avait réalisé combien l’idée de privatiser l’électricité déplaisait aux gens et avait battu en retraite. »

Monsieur Smith a dit qu’il reconnaissait que les tarifs d'électricité font du tort aux entreprises et aux particuliers, mais que son parti n’avait pas de plan qu’il souhaitait rendre public.

Monsieur Marchese, ancien député provincial NPD, a dit à la foule qu’il ne restait qu’une seule solution.

« Si nous voulons contrôler nos tarifs, nous devons revenir en arrière et remettre l’électricité dans les mains du public », a-t-il dit. « Autrement, le secteur privé continuera de nous exploiter. »

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Monsieur Marchese a reconnu que retourner l’électricité entre les mains du public ne sera ni facile ni gratuit, mais il a dit que c’était loin d’être impossible. Il a fait remarquer que Sir Adam Beck, un conservateur, avait surmonté d’énormes obstacles au moment de faire du réseau d’électricité un système entièrement public, au début des années 1900.

« Ça va nous coûter cher », a déclaré Monsieur Marchese. « Mais ça nous coûtera bien plus si nous nous contentons d’accepter la privatisation de l’électricité et de payer plus aux sociétés privées. » 

Monsieur Maxwell, qui a parlé de la « banque d’infrastructure fédérale », a fait écho aux préoccupations de Monsieur Marchese en ce qui concerne le coût à long terme de la vente de nos services et biens publics.

« Le gouvernement peut emprunter à 2 pour cent, mais ce gouvernement fédéral offre aux sociétés privées un rendement de neuf pour cent », a déclaré Monsieur Maxwell. « Qui paiera la différence? Vous la paierez. »

Pire encore, un grand nombre des sociétés qui finissent par contrôler nos services publics embauchent des travailleurs à temps partiel, pour de courtes durées et avec des contrats précaires.

« Notre ministre fédéral des finances dit que nous vivons dans une économie de contrats et que nous devrions nous y habituer », a encore dit Monsieur Maxwell. « Mais c'est de nos enfants et de nos petits-enfants dont ils parlent ici. Pourquoi devrait-il être celui qui décide du genre d’économie que nous devons avoir? »

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Concluant la réunion, Monsieur Thomas a encouragé chaque personne présente à parler des services publics, de la privatisation et du type de communauté que nous voulons construire pour nous-mêmes à ses amis, à sa famille et à ses voisins.

« J’aime beaucoup les assemblées publiques comme celle-ci parce qu’elles nous montrent que nous avons des partisans en grand nombre, qui nous donnent la force dont nous avons besoin », a-t-il déclaré. « C’est en nous serrant les coudes que nous pourrons gagner. »