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Les travailleuses et travailleurs de l'éducation de Peel déposent une contestation fondée sur la Charte pour dénoncer la loi qui réduit leurs salaires

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L’Educational Resource Facilitators of Peel (ERFP) a déposé une contestation fondée sur la Charte contre le projet de loi 124 – la loi qui vise à plafonner les salaires et qui réduit véritablement le salaire des membres de l’ERFP pendant trois ans.

« Ce projet de loi supprime notre droit constitutionnel à la négociation collective et entretient la discrimination fondée sur le sexe », a déclaré la présidente de l’ERFP, Hillary Campbell, qui représente près de 4 000 travailleuses et travailleurs de l’éducation, dont la grande majorité sont des femmes. « On ne peut pas laisser faire une telle chose. Et nous ne l’accepterons pas. »

Les membres de l’ERFP travaillent en tant qu’assistantes en éducation et éducatrices de la petite enfance accréditées dans 257 écoles primaires et secondaires à Mississauga, Brampton et Caledon. Chaque jour, elles aident des dizaines de milliers d’enfants, d’adolescents et d’étudiants adultes à réussir en classe.

« Nous aimons notre travail et nous n’avons certainement pas choisi cette carrière pour devenir riche », a déclaré Hillary Campbell. « Nos membres gagnent en moyenne moins de 40 000 $ par année. Nombre d’entre nous vivent d’un chèque de paye à l’autre. À cause de l’augmentation continuelle du coût de la vie, comme le prix des aliments et de l’électricité, joindre les deux bouts est de plus en plus difficile année après année. Avec des familles à nourrir, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre encore du pouvoir d’achat. »

Dans sa contestation fondée sur la Charte, l’ERFP demande à la Cour supérieure de justice de l’Ontario de statuer que le projet de loi 124 est inconstitutionnel et d’ordonner au gouvernement provincial de couvrir les coûts de la totalité des salaires perdus par ses membres, y compris les dommages-intérêts et les frais juridiques engagés par le syndicat.

Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), auquel s’est affilié l’ERFP, a déclaré que les milliers de travailleuses et travailleurs de l’éducation des deux syndicats se battent depuis longtemps, et avec succès, pour défendre leurs droits.

« Nous avons déjà mené des luttes similaires dans le passé », a indiqué le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Moins de dix années se sont écoulées depuis que le précédent gouvernement provincial a été condamné à payer plus de 100 millions de dollars après avoir essayé à tort de priver des travailleurs de leurs droits constitutionnels. La même chose va se produire cette fois aussi. »

« Les travailleuses et travailleurs de l’éducation de nos deux syndicats sont extrêmement fiers du travail qu’ils font pour venir en aide aux élèves et à leurs familles », a ajouté le président Thomas. « Le SEFPO luttera toujours et sans relâche à leurs côtés. »