Skip to content
news_notices_french.jpg

Les gens reconnaissent enfin le fléau de la privatisation

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas speaks during the "pop up public meeting" about protecting public services from privatization.
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Le 14 novembre, la première ministre Kathleen Wynne et le premier ministre Justin Trudeau étaient tous deux à Toronto. Ils rencontraient, à huis clos, certaines des personnes les plus riches au monde, cherchant des moyens de privatiser encore davantage nos services publics.

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas speaks during the "pop up public meeting" about protecting public services from privatization.

Afin de tirer la sonnette d’alarme, des membres du SEFPO avaient organisé un impressionnant rassemblement de l’autre côté de la rue, en face de la réunion à huit clos sur la privatisation où la première ministre Wynne prononçait son discours.

« Ces réunions à huis clos servent à échafauder les politiques de notre province et de notre pays – des politiques qui remplissent les poches de quelques nantis, mais qui laissent le reste d'entre nous sur le bord du chemin », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « La bonne nouvelle est que les gens commencent à se réveiller, à voir ce qui se passe et à demander pourquoi on transfère nos richesses publiques à des sociétés privées. »

OPSEU members gather for the "pop up public meeting" to protect public services from privatization.

OPSEU members gather for the "pop up public meeting" to protect public services from privatization.

Lors de ce rassemblement public, le président Thomas a souligné les résultats d’un sondage récent qui montrent à quel point la privatisation est devenue impopulaire :

  • Trois Ontariens sur quatre s'opposent aux partenariats public-privé (P3) quand on leur apprend que l'Ontario a dépensé huit milliards de trop pour financer des projets d'infrastructure publique qui ont été construits en P3.

  • Quatre Ontariens sur cinq estiment que la province devrait profiter des faibles taux d’intérêt pour éviter les P3 et simplement emprunter de l'argent pour bâtir elle-même les nouveaux hôpitaux, écoles et transports en commun.

  • Trois Ontariens sur quatre savent que les P3 nous coûtent plus cher à long terme.

  • Près de trois Ontariens sur quatre s’inquiètent que la province perde le contrôle des actifs et des services publics qui sont privatisés.

Des représentants de plusieurs autres groupes et organisations étaient venus manifester avec les membres du SEFPO : Elizabeth Ha, membre de l’équipe de la campagne « Hydro One. Pas à vendre! », Chris Buckley, président de la Fédération du travail de l'Ontario, Gordon Perks, conseiller municipal de Toronto, Sean Smith, de la section locale 2002 d’Unifor, Jessica Bell, directrice générale de TTC Riders, et Alejandra Ruiz Vargas, porte-parole d’Acorn Toronto.

Après les discours, un grand nombre de personnes ont fait part de leurs préoccupations directement aux promoteurs de la réunion sur la privatisation à l'hôtel Sheraton.

Demonstrators take their messages about protecting quality public services into a conference about P3 privatizations.

En scandant « Hydro One. Pas à vendre! » et « P3s don't work » (Les P3, ça ne marche pas), plus d'une centaine de personnes ont marché en direction de la salle de conférence de l'hôtel où les délégués qui participaient à la réunion sur la privatisation s’apprêtaient à prendre leur dîner. Le groupe a manifesté bruyamment pendant une bonne quinzaine de minutes avant de quitter tranquillement les lieux.

À l'extérieur, le président Thomas a parlé des sentiments de colère et de frustration que les privatisations laissent chez les gens.

« Aux États-Unis, nous venons de voir que les électeurs ont envoyé un message de colère aux responsables politiques », a-t-il ajouté. « Je voyage d’un bout à l’autre de l'Ontario et je constate, chez nous aussi, les mêmes sentiments de colère et d'impuissance. »

« Nous devons nous rassembler et canaliser cette colère et ce désespoir pour en faire quelque chose de positif, a-t-il conclu. C’est l'objectif de notre campagne,  “Ça nous appartient!”. Alors gardez confiance tout le monde et tenez-vous au courant : ce n'est que le début! »