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Les personnes souffrant de dépendances et de troubles mentaux vont souffrir si des douzaines de travailleurs hautement qualifiés sont mis à pied

Kingston – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, recommande vivement à la superviseure temporaire de l’organisme Addiction and Mental Health Services-Kingston, Frontenac, Lennox et Addington (AMHS-KFLA) de reconsidérer son plan de mise à pied de douzaines d’intervenants hautement qualifiés du secteur de la santé mentale et des dépendances.

« Je crois que les intentions de la superviseure sont bonnes, mais elle fait l’erreur de débutant classique, soit celle de jeter le bébé avec l’eau du bain », a déclaré M. Thomas. « Si elle ne change pas de cap, elle va perdre l’expertise et le savoir de certains des meilleurs talents de l’organisation. » 

« Et vous savez qui en paiera le prix? Les personnes qui souffrent de différentes formes de dépendances et de problèmes de santé mentale, que l’organisme est censé aider. » 

Nommée il y a moins de six mois pour un mandat d’un an, la superviseure a unilatéralement décidé qu’une majorité des intervenants en toxicomanie et santé mentale de l’organisme doivent posséder un diplôme universitaire. Elle a remis un avis de licenciement à quelque 65 travailleurs dotés d’années d’expérience et qui risquent de ne pas trouver d’autre emploi parce qu’ils ne possèdent pas un diplôme.

« Il est évident qu’une éducation universitaire est une bonne chose. Mais ce n’est pas tout », a déclaré M. Thomas. « Je suis moi-même intervenant en santé mentale, et je peux vous dire une chose, on en apprend autant en cours d’emploi que dans une salle de classe. Les travailleurs qu’elle veut mettre à pied ont consacré des années à mieux connaître leurs clients et à trouver les meilleures façons de les soutenir. »

« S’en débarrasser simplement parce qu’ils ne possèdent pas un petit bout de papier ou une couple de lettres après leur nom, est un énorme gaspillage de ressources. »

Selon le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, il est difficile de croire que les clients ne verront pas la différence, comme l’a prétendu la superviseure.

« Elle renvoie 42 travailleurs à temps plein et les remplace par 30 autres, soit une réduction du personnel à temps plein de 25 pour cent! », a déclaré M. Almeida. « Peu importe l’angle sous lequel on examine la situation, une réduction aussi importante ne manquera pas de nuire aux personnes qui ont besoin qu’on les aide avec leurs problèmes de toxicomanie et de santé mentale. »

Monsieur Thomas a déclaré qu’il n’était pas trop tard pour la superviseure de changer de cap; il lui suffit de protéger les « droits acquis » des employés actuels, de façon qu’ils n’aient pas à avoir de diplôme pour rester à leur emploi, qu’ils font déjà bien.

« Si elle tient à ce que la plupart des nouvelles personnes embauchées possèdent un diplôme, ça va », a encore dit M. Thomas. « Mais nous lui recommandons vivement de ne pas faire du mal aux clients en mettant à pied les travailleurs qu’ils aiment et en qui ils ont confiance. »

Pour plus d’information : 
Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931