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Le Centre régional de santé de Peterborough impose un gel des salaires à des centaines d’employées à la suite d’évaluations des emplois « truquées »

Peterborough – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, promet de tout faire pour empêcher le Centre régional de santé de Peterborough (CRSP) d’avoir recours à ces évaluations d’emplois « truquées » afin d’imposer un gel de salaire de plusieurs années à un groupe d’employées composé essentiellement de femmes.

« Je ne sais pas si je suis plus en colère parce qu’ils manipulent les évaluations des emplois ou parce qu’ils s’attaquent à un groupe de femmes qui figurent déjà parmi leurs employés ayant les plus bas salaires », a déclaré le président Thomas. « Dans un cas comme dans l’autre, c’est malhonnête, c’est misogyne et nous allons y mettre fin. »

Aujourd’hui, les membres de la section locale 345 du SEFPO, qui effectuent le travail de bureau au CRSP, devraient recevoir un avis officiel leur annonçant les résultats de l’évaluation de leurs emplois. La section locale est composée de 247 membres, dont 245 sont des femmes, et 244 d’entre elles seront déclassées et leur salaire sera gelé entre cinq et huit ans.

« C’est tout simplement révoltant. » Les dirigeants de cet hôpital tentent de réduire les coûts sur le dos des travailleuses les plus vulnérables », a déclaré pour sa part le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Une évaluation des emplois est censée être un processus juste et objectif. Mais comment une évaluation peut-elle être juste et objective quand près de 99 pour cent des employées sont rétrogradées? Tout ce processus est malsain. »

Ce qui est pire, a ajouté Eduardo (Eddy) Almeida, est que l’un de ces postes a été examiné par le même processus d’évaluation des emplois il y a seulement trois ans. Les résultats avaient montré que les femmes qui occupaient ce poste étaient sous-payées pour le travail qu’elles accomplissaient. Mais aujourd’hui, l’employeur essaye de nous faire croire que la plupart des femmes de cette section locale – dont plus de la moitié d’entre elles travaillent à temps partiel  – sont trop payées. Par exemple :

  • Le poste d’agente d’admission au service d’oncologie a été évalué il y a trois ans et reclassé du niveau 4 au niveau 5. Mais l’employeur prétend aujourd’hui que ce poste doit être déclassé au niveau 3, ce qui gèlerait le salaire de ces travailleuses jusqu’à 2026.
  • L’employeur essaie de déclasser un poste de la comptabilité du niveau 5 au niveau 4, même si l’employeur a récemment rehaussé le niveau de scolarité exigé pour ce poste, exigeant un diplôme supplémentaire de deux ans.

« Le chef de la direction du CRSP a obtenu 25 pour cent d’augmentation depuis 2014. Il gagne aujourd’hui près de 380 000 $ par année », a ajouté le président Thomas. « Comment peut-il justifier que ces membres qui accomplissent un travail essentiel soient obligées de se contenter de moins alors que lui continue à gagner toujours plus? C’est injuste et j’ai un message pour lui : les choses ne se passeront pas ainsi. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931