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L’aide à la pandémie dans le secteur postsecondaire est un bon début... continuons d’investir dans l'avenir

Toronto – Le syndicat représentant des milliers de membres dans les collèges et universités publics de l’Ontario applaudit la décision de la province d’apporter son aide financière au secteur de l’éducation postsecondaire pour faire face à la dévastation financière causée par la COVID‑19.

« Nous félicitons le gouvernement d’avoir reconnu l’importance d’investir dans le secteur public tandis que nos collèges et universités souffrent des effets de la Covid. Nous devons également relever le défi des collèges privés qui tentent d’empiéter sur le système public », a déclaré le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « L’OPSEU/SEFPO continuera d’engager le gouvernement dans des pourparlers productifs afin de garantir la viabilité de notre système postsecondaire public. »

La province a offert un total de 106,4 millions de dollars aux 24 collèges publics et à 22 universités publiques qu’elle finance.

« Nous nous félicitons de tout investissement supplémentaire dans le secteur de l’éducation postsecondaire public », a déclaré le président de l’Exécutif divisionnaire du personnel scolaire des collèges de l’OPSEU/SEFPO, « mais cet investissement ne suffira pas à combler les besoins. Onze collèges n’ont pas de bibliothécaire universitaire à temps plein, mais offrent des programmes importants avec des volets de recherche. Nous sommes constamment poussés à réduire ou à sous-traiter nos services de counselling, à un moment où un nombre record d’étudiants en situation de crise de santé mentale frappent à nos portes. »

La présidente de l’Exécutif divisionnaire du personnel de soutien des collèges de l’OPSEU/SEFPO, Janice Hagan, s’est dite heureuse que le gouvernement ait reconnu la crise dans les collèges. « Certains de nos collèges de taille moyenne et petite ont été durement touchés par les coupures et mises à pied effectuées depuis le début de la pandémie. Nous espérons que ces fonds aideront ces collèges à ramener nos membres dès que possible, afin de leur permettre d’accomplir leur tâche importante de soutenir les étudiants. »

Denis Martinez, présidente de l’Exécutif divisionnaire du personnel de soutien à temps partiel des collèges, estime aussi qu’il faut en faire plus. « La pandémie a durement frappé mes membres, avec des mises à pied massives et de fortes réductions des heures », a-t-elle dit. « Une partie de cet argent doit être utilisée pour ramener les membres mis à pied, rétablir les heures de travail et fournir à ces travailleurs précaires des congés de maladie payés. »

Geoffrey Hudson, président de la section locale 677 de l’OPSEU/SEFPO, est membre du personnel scolaire universitaire et membre de la Division des universités du syndicat, qui représente plus de 6 000 membres. Il note que les médias sont corrects en ce qui concerne la situation financière désastreuse dans laquelle se trouvent les universités.

« Il est clair que pour survivre, nous aurons besoin de beaucoup plus de fonds. Je suis consterné de voir que la Laurentienne, l’université la plus gravement touchée, est acculée à la faillite et est la seule à ne pas recevoir de fonds. Le gouvernement doit immédiatement fournir des ressources supplémentaires à la Laurentienne. Il doit également s’asseoir avec nous tous pour une conversation très sérieuse sur les investissements supplémentaires nécessaires pour soutenir et améliorer l’éducation et la recherche dans nos universités, si indispensables à l’avenir économique de l’Ontario.»

« Les collèges constituent actuellement le meilleur programme de relance des emplois », a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO. « Ils vont faire ou briser notre relance. Pour chaque dollar que vous investissez dans ces établissements, vous recevez 10 $ en impôts. Il est temps que le gouvernement le réalise et les finance de façon appropriée. »

Monsieur Thomas s’est dit d’accord, faisant remarquer qu’un investissement important est nécessaire pour combler les lacunes historiques présentes dans le secteur de l’éducation postsecondaire et permettre à l’économie de repartir. « Je le dis depuis des années, et c’est aujourd’hui plus vrai que jamais : Une des clés du succès de l’Ontario réside dans l’éducation d’une main-d’œuvre capable de relever les défis d’une économie en constante évolution. »

« Rien n’est gratuit et il n’existe pas de remède miracle. Finançons le système d’éducation postsecondaire maintenant! »