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La première ministre doit joindre « le geste à la parole » sur le droit à un salaire égal pour un travail égal

OPSEU Liquor Board Employees Division - SEFPO Division des employes de la regie des alcools
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Toronto – La première ministre de l'Ontario doit préciser sa position sur les droits de la personne, notamment en ce qui concerne le droit des travailleurs de recevoir un salaire égal pour un travail égal, sans distinction de sexe, a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO).

Lors d'une conférence de presse, Warren (Smokey) Thomas a déclaré, aujourd'hui, que la sentence arbitrale récente à l’endroit de la LCBO, qui supprime certaines dispositions de la convention collective pour compenser les coûts du principe d’un salaire égal pour un travail égal, constitue une violation flagrante du principe le plus fondamental des droits de la personne.

« L’essence même des droits de la personne, c'est que ce sont des droits, a-t-il indiqué, on n’a pas besoin de payer pour les obtenir. »     

Selon le président Thomas, la récente sentence arbitrale a été prononcée après la présentation par la LCBO d’une liste de concessions destinées à couvrir les coûts de l’instauration du principe « à travail égal, salaire égal » pour la catégorie des représentants du service à la clientèle occasionnels – un groupe d’employés composé en majorité de femmes.

« L'équité salariale devrait consister à améliorer le sort des salariés qui ne reçoivent pas un juste salaire, pas à abaisser les normes et les conditions de travail de leurs collègues de travail », a déclaré le président Thomas. « On dirait que la LCBO estime que le marchandage des droits semble correspondre à ce que veut la première ministre Wynne. » « Nous avons donc besoin de savoir : est-ce que la direction de la LCBO se trompe ou est-ce que la première ministre et ses ministres ont demandé à la LCBO de trouver un moyen de faire payer la reconnaissance de ce droit humain aux travailleurs? »

« Actuellement, mes membres se demandent quelle est la position de la première ministre. »

Le président Thomas a ajouté que les travailleurs de la LCBO sont en colère à propos des concessions et examinent toutes les options possibles. « Ces travailleurs seront en position de grève légale d’ici peu. Si la LCBO va de l'avant avec la mise en œuvre de ces concessions, nous examinerons toutes les options qui s'offrent à nous, y compris un débrayage. »

Le SEFPO représente environ 7 500 employés de l’organisme de la Couronne, dont la convention collective expire le 31 mars 2017.

« Nous ne pouvons tout simplement pas accepter qu'en 2017 des travailleurs aient à faire des concessions pour obtenir un droit aussi fondamental que l’équité salariale entre des hommes et des femmes qui font le même travail. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931