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Selon le SEFPO, la première ministre est responsable de la crise dans les Services correctionnels

(Thunder Bay) — Après avoir visité, la semaine dernière, le site d’une prise d’otages dans un établissement correctionnel provincial, le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario a déclaré que la responsabilité de la perturbation qui a conduit à ce violent incident repose carrément sur la première ministre Kathleen Wynne et son ministre des Services correctionnels.

« Je suis témoin aujourd'hui des résultats de l’émeute et je suis plus convaincu que jamais que ce gouvernement porte l'entière responsabilité de la crise dans les établissements correctionnels de tout l’Ontario », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, à un groupe de plus de 75 agents correctionnels et supporters devant la Prison de district de Thunder Bay. « Le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels a besoin d’une infusion immédiate de 100 millions de dollars pour corriger un système sérieusement défaillant, avant que l’on ne mette davantage en péril la vie du personnel de correction.

Pour sa visite, Thomas était accompagné du maire de Thunder Bay, Keith Hobbs, et de Steve Small, le sous-ministre adjoint au ministère des Services correctionnels. Le trio, accompagné de membres de la section locale 737 du SEFPO, qui représente le personnel de correction dans l’établissement, et le directeur de l’établissement pénitentiaire, s’est fait escorter au travers d’un quatrième étage jonché de déchets, là où a eu lieu une petite émeute le 7 décembre dernier, dans laquelle un agent correctionnel avait été pris en otage par des détenus. Le directeur de l’établissement, Bill Wheeler, a décrit pour nous le siège de 12 heures, qui a causé d’importants dommages matériels.

Thomas s’est adressé à plusieurs agents correctionnels et membres du personnel de soutien, et tous lui ont dit que l’établissement manquait dangereusement de personnel. Bâti il y a environ un siècle pour accueillir 50 détenus, la prison de Thunder Bay héberge aujourd'hui plus de 150 détenus, dans des cellules partagées par deux ou trois détenus.

Le président du SEFPO a pointé du doigt notre ministre des Services correctionnels, Yasir Naqvi, pour son incompétence systémique et son incapacité à aborder les graves problèmes auxquels se heurte le système correctionnel de l’Ontario.

« Ce ministère est le pire qu’on puisse imaginer », a ajouté Monsieur Thomas. « J’en ai assez d’entendre le ministre dire qu’il a embauché 500 autres agents correctionnels. Oui, c’est vrai. Mais ce qu’il ne dit pas, par contre, c’est que les établissements correctionnels de l’Ontario ont perdu 700 employés au cours de l’année écoulée. »

Après la visite, le maire de Thunder Bay, Keith Hobbs, ancien agent correctionnel, a dit ce qui suit à la foule rassemblée devant l’établissement, « Cet établissement doit être démoli immédiatement et être remplacé par un établissement moderne. » On avait promis un nouvel établissement correctionnel à la communauté en 2002, mais les gouvernements provinciaux successifs ont manqué à leur promesse.

Pour plus d’information :

Warren (Smokey) Thomas
613-329-1931