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Le premier ministre en a marre de recevoir des balles? Le SEFPO a aidé le premier ministre à ne pas se faire cribler de balles durant la crise des soins de longue durée

Déclaration du président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, au sujet de l’allégation du premier ministre Ford selon laquelle le SEFPO aurait empêché les inspecteurs du gouvernement de visiter les foyers de soins de longue durée durant la pandémie de COVID-19.

Il est difficile de croire à quel point les gestionnaires du gouvernement gardent le premier ministre dans l’ignorance au sujet de ce qu’il s’est passé dans les foyers de soins de longue durée.  Aujourd’hui, ils ont encore poussé le premier ministre à se mettre les pieds dans le plat.

L’allégation du premier ministre selon laquelle le SEFPO a dit aux inspecteurs de la santé et de la sécurité au travail et aux inspecteurs des foyers de soins de longue durée de ne pas se rendre dans les établissements durant la pandémie de COVID-19 est complètement fausse.

Les gestionnaires du ministère de la Santé et des Soins de longue durée trompent volontairement le premier ministre pour couvrir leur propre incompétence durant plusieurs décennies d’inaction.   Une inaction qui a coûté la vie à plusieurs milliers de nos citoyens les plus vulnérables.  Des citoyens qui ont contribué à bâtir notre province et à en faire ce qu’elle est aujourd’hui. 

Nous n’avons jamais dit à nos membres de ne pas aller dans les foyers de soins de longue durée. Il n’y a pas eu un seul refus de travailler.  Les gestionnaires ont donné comme directive de ne pas entrer dans les foyers de soins de longue durée. 

Dans la lettre en date du 22 avril, que j’ai envoyée au premier ministre et à la ministre des Soins de longue durée et qui reste toujours sans réponse, nous leur avons conseillé de ne pas envoyer les inspecteurs dans les établissements parce qu’il n’y avait pas d’équipement de protection individuelle (ÉPI), pas de protocole de prévention des infections, pas de directives, pas de formation ni de planification en place au sujet de la pandémie.   Nous étions préoccupés par la possibilité que les inspecteurs puissent propager, sans le savoir, la COVID-19 d’un foyer à l’autre.  Imaginez un peu le scénario si les 626 foyers avaient été touchés.

Dans cette lettre, j’ai également souligné le fait que : « Dans certains de ces foyers, il y a des résidents qui ne reçoivent pas les soins dont ils ont besoin.  Nous savons que les exploitants privés de foyers de soins de longue durée n’ont jamais élaboré de plan pour faire face à une telle maladie dans leurs établissements. Et c’est là le problème inhérent à la privatisation. »

Essentiellement, nous avions souligné, un mois plus tôt, certaines des mêmes préoccupations que les militaires ont rapportées dans les foyers de soins de longue durée.

Dans cette même logique, une autre preuve de notre inquiétude est que j’avais bien souligné le fait que : « Les hauts fonctionnaires du ministère ont également demandé aux inspecteurs de rencontrer physiquement les résidents pour voir s’ils sont traités correctement.  Nous savons déjà que ce n’est pas le cas.  Les hauts fonctionnaires le savent aussi. »

Le SEFPO a tiré la sonnette d’alarme pour avertir le gouvernement de ce problème dans sa lettre du 22 avril. Nous avons passé des semaines à nous battre pour obtenir de l’ÉPI pour nos inspecteurs.   Maintenant qu’ils ont un accès limité à l’ÉPI, ils font des inspections dans ces foyers quand c’est possible.  

Imaginez une seconde l’effroyable tragédie qui aurait pu se produire si les inspecteurs étaient entrés dans ces foyers sans l’équipement de protection approprié, compte tenu de ce que nous savons aujourd’hui de la transmission asymptomatique et de la transmission présymptomatique.  Le bilan aurait pu être bien pire que ce qu’il est aujourd’hui.

Le premier ministre dit qu’il est fatigué de recevoir des balles à la place du syndicat, mais dans le cas précis, notre prudence lui a évité d’être criblé de balles. 

À un moment donné ce printemps, on a demandé aux inspecteurs de se porter volontaires pour aller dans les foyers, alors qu’ils étaient inquiets pour leur santé et pour le bien-être des résidents du fait qu’ils n’avaient pas l’équipement nécessaire.   Soixante sur 164 inspecteurs ont répondu.  Une preuve de plus de leur engagement.

Le véritable problème est qu’il y a seulement 164 inspecteurs pour couvrir 626 foyers de longue durée.   Le manque de personnel est encore un autre domaine où les gestionnaires du gouvernement n’ont pas donné l’heure juste au premier ministre et à la ministre des Soins de longue durée.  Nous avons constamment souligné cette insuffisance.

Nous sommes d’accord avec le chroniqueur de Sun Media, Brian Lilley, qui a déclaré récemment que des têtes doivent tomber au ministère.  Ce dernier écran de fumée de la bureaucratie qui vise à cacher une mauvaise gestion en est une autre preuve.

Le premier ministre a le choix.  Soit il écoute les travailleurs de première ligne par l’entremise de leur syndicat, le SEFPO, et il pourra apprendre ce qu’il se passe dans les soins de longue durée et ce qu’il doit faire pour aller dans la bonne direction. 

Soit il écoute cette lamentable bande de gestionnaires ministériels malavisés, incompétents et malhonnêtes qui préfèrent s’occuper de l’avancement de leur carrière que du sort de nos aînés dans les foyers de soins de longue durée, qui ont tant fait pour nous tous et qui ont été abandonnés en raison des intérêts personnels des bureaucrates.  Nombre de ces gestionnaires ont régenté sans savoir où mettre le cap depuis des années, des décennies même pour nous conduire à ce désastre.

Je tiens à réitérer que nous n’avons jamais essayé d’empêcher nos membres de faire des inspections sur les sites. L’unique but recherché était de faire en sorte que les inspections soient faites en sécurité.   Nous voulions qu’un plan judicieux et prudent soit mis en place avant d’envoyer nos inspecteurs. Des vies étaient en jeu. Notre approche a contribué à sauver des vies. 

Si le premier ministre souhaite savoir la vérité et obtenir des solutions, le SEFPO est prêt à le rencontrer en tout temps.

En fait, j’ai hâte de mettre en lumière les zones d’ombre de cette parodie en tant que témoin à la commission d’enquête à venir.

Plusieurs acteurs ne vont pas aimer ce que j’ai à dire.