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Le président Thomas dans le Toronto Sun : Arrêtez le pillage et investissez dans notre système de soins de santé

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas with a Toronto Sun logo.
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L’éditorial suivant, rédigé par le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a été publié dans le Toronto Sun le 6 janvier dernier.

Thomas : Mettez fin au pillage et investissez dans notre système de soins de santé

Nous sommes arrivés à un carrefour dans cette crise.

La raison?

Une génération de politiciens de détail coupant sur les coûts et dévastant notre système de santé, un système qui faisait autrefois l’envie du monde entier.

Et ils l’ont fait sur l’autel des réductions de l’impôt des sociétés et des particuliers. Toutes conçues de façon que les riches n’aient pas à payer leur juste part.

Je me souviens d’une époque où les politiciens avaient des séances de photos dans les petites et grandes communautés de la province, en fait dans tout le pays, coupant des rubans dans les nouveaux hôpitaux et autres infrastructures des soins de santé.

Obtenir un hôpital pour votre circonscription était un gage de longévité politique.

Puis vinrent les années 1990 et les soi-disant combattants du déficit. Vous souvenez-vous de l’époque où un déficit d’un ou deux milliards était insoutenable?

Et maintenant, nous sommes peut-être plus près des milliers de milliards pour réparer les dommages.

Ça fait des dizaines d’années que les travailleurs de première ligne sonnent l’alarme.

Toutefois, soutenus par les médias, les politiciens nous ont constamment écartés, nous traitant comme un groupe d’intérêt spécial estimant égoïstement avoir droit à tout et préoccupés uniquement par nos propres salaires et prestations.

Cela n’a jamais été vrai. Et ça ne le sera jamais.

Alors, que s’est-il passé?

Rae, Harris, Eves, McGuinty, Wynne. Les trois partis politiques. Tous la même stratégie.

Hôpitaux fermés ou fusionnés. Communautés pillées. Travailleurs de la santé de première ligne mis à pied. Salaires gelés et réduits.

Tout cela pour en arriver là où nous en sommes aujourd’hui.

C’est drôle, mais parfois, ce n’est pas ce que j’oublie qui m’empêche de dormir. C’est ce dont je me souviens.

Ce qui m’amène à parler d’Anthony Dale, de l’Association des hôpitaux de l’Ontario.

Il reçoit beaucoup d’attention des médias dernièrement, tandis qu’il milite en faveur d’hôpitaux viables.

Tant mieux pour lui.

Je me souviens de lui dans une autre situation, servant aux pieds du premier ministre néo-conservateur Harris et de la ministre de la Santé Elizabeth Witmer, détruisant un système de soins de santé bâti par des générations avant eux sous prétexte que le manifeste de la Révolution du bon sens disait que les coûts étaient insoutenables. Bon sens. Ouais… on lui dira!

L’heure de la vérité a enfin sonné. La capacité est un problème et nous devons maintenant rattraper le temps perdu, et vite, ou nous ne sortirons jamais de cette pandémie et des confinements persistants qui nous minent la vie. Bien sûr, la vérité est que la capacité des hôpitaux est un problème qui dure depuis des décennies. Vous souvenez-vous des soins de santé de couloir? Le label de l’an dernier pour un problème de génération.

La population de l’Ontario vieillit. Notre infrastructure aussi. Comme notre personnel.

Pour sortir de cette pandémie, nous devons dépenser intelligemment.

Et cela commence par réimaginer une infrastructure de soins de santé robuste avec de l’espace, des technologies modernes et plus, plutôt que moins, de héros aux premières lignes pour nous maintenir en santé et en sécurité.

Ignorer cette réalité vient à un coût que nous ne pouvons pas nous permettre. Un coût que nous ne pouvons pas même imaginer.

Je demande donc au premier ministre Ford de s’engager sur une voie différente de celle de ses plus récents prédécesseurs.

Investissez maintenant. Investissez intelligemment.

Et surtout, écoutez nos héros des premières lignes, en particulier les héros oubliés. Ils peuvent nous faire sortir de cette impasse.

Tic-tac tic-tac…