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Président Thomas : Il n'est pas trop tard pour réévaluer la privatisation de la vente de vin et de bière

Toronto – Le discours du Trône du premier ministre Ford ouvre la voie à une période qui se promet d’être passionnante, a dit le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. 

« Nous ne sommes évidemment pas d’accord sur toutes les priorités du premier ministre », a déclaré M. Thomas. « La privatisation de la vente de bière et de vin dans les petites et grandes épiceries et les grandes surfaces pose un risque pour la santé et la sécurité du public, sans compter que c’est aussi une manière sûre de vider les coffres de la LCBO. Cette approche n’aide pas les gens ordinaires comme vous et moi, pas plus qu’elle ne bénéficiera aux coffres de l’Ontario, à une époque où le déficit des libéraux est sur le point de s’accentuer. »

« Le premier ministre a fait une promesse irréfléchie pendant les élections », a dit M. Thomas. « Mais les Ontariens sont des gens intelligents, et ils apprécient une approche raisonnée. Il n’est pas trop tard pour réexaminer la privatisation de la vente de bière et de vin. »

Le SEFPO, qui représente 155 000 travailleurs à la Fonction publique de l’Ontario, dans les collèges et partout dans le secteur parapublic, y compris à la Régie des alcools, a déclenché plusieurs signaux d’alarme en ce qui concerne la privatisation de la vente d’alcool, disant qu’elle contribuerait à vider les coffres publics provinciaux de fonds précieux, qui couvrent des infrastructures publiques telles que les hôpitaux, les autoroutes, les écoles et la sécurité publique.

« Il est juste de dire que nous sommes heureux des choses que le premier ministre ne fera pas », a ajouté M. Thomas. « Il a peut-être eu le temps de réfléchir en ce qui concerne le cannabis. Avec la récente vague de violence liée au crime organisé dans notre province, nous sommes heureux de voir qu’avec les membres de son caucus, il a choisi la prudence en ce qui concerne le cannabis. »

« Pour ce qui est de l’investissement réel dans les services de première ligne, le gouvernement du premier ministre Ford ne s’est pas montré à la hauteur aujourd’hui », a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO. « Le peuple de l’Ontario dépend de services publics de qualité, ainsi, nous avons besoin de l’engagement de ce gouvernement à les protéger. »

« Si le premier ministre Ford ne sait trop où trouver l’argent pour ces services, nous pouvons lui donner quelques idées », a déclaré M. Almeida. « Commençons tout d’abord avec les salaires exorbitants des gros bonnets de nos collèges et du secteur parapublic. Les économies potentielles sont nombreuses au niveau de la rémunération des cadres, et ces économies pourraient servir à améliorer les services aux premières lignes. »

« Nous n’avons pas eu de grandes surprises aujourd’hui, mais en dépit de notre sentiment de soulagement temporaire, nous sommes prêts à rallier les troupes au besoin », a dit M. Thomas. « Il est évident que ne sommes pas d’accord sur tous les points, mais nous osons espérer que le premier ministre Ford gardera cette approche stable. Nous sommes toujours disposés à discuter et même si nous ne sommes pas du genre à déclencher la guerre, nous ne baisserons pas les bras. Plusieurs anciens premiers ministres peuvent en témoigner. » 

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931