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Le président Thomas au Conseil des employeurs des collèges : arrêtez l'obstruction, facilitez la guérison

Toronto – Déclaration de Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, au sujet du Collège Canadore :

Le SEFPO a examiné les déclarations du Conseil des employeurs des collèges qui ont été publiées le lundi 24 février.  Nous sommes déçus que le Collège s’obstine à rejeter toute demande de publication du rapport d’enquête, qui est le résultat d’une d’enquête de presqu’une année concernant des allégations de harcèlement, de discrimination et d’abus de pouvoir. 

 Dès le début de l’enquête, le Syndicat a demandé, et s’attendait à recevoir, un exemplaire du rapport comme d’innombrables autres employeurs ont procuré des rapports semblables aux syndicats dans le passé.  Rédiger un rapport d’enquête est une pratique courante, et il est d’usage d’utiliser un langage comme « le témoin A » et « le témoin B » pour assurer la confidentialité.

 Pour être clair, la grande majorité des témoins ont déjà procuré leurs déclarations au SEFPO et appuient nos demandes concernant la divulgation du rapport d’enquête dans son intégralité.  En raison des refus persistants du Collège, le Syndicat compile ces déclarations afin de les publier à un moment approprié dans le futur. 

Il est troublant de constater que le Collège a affirmé, à plusieurs reprises, qu’aucune plainte formelle n’avait été déposée, comme si un tel fait prouvait que les allégations étaient sans fondement.  Lorsque le Collège a lancé son enquête il y a environ un an, il a encouragé les employés concernés à participer à l’enquête dans le cadre d’un processus formel visant à explorer et à étayer les allégations.  Il semble que le Collège souhaite désormais punir ces mêmes employés qui ont fait confiance au processus qui a été mis en place par le Collège.  Si le Collège exige des plaintes officielles afin de pouvoir enquêter sur les allégations de harcèlement et de discrimination de longue date, nous demanderons aux employés concernés de déposer des griefs officiels conformément à la convention collective.  

 Le Syndicat ne peut pas rester les bras croisés pendant que le Collège tente de dissimuler un an d’enquête en usant de faux-fuyants.  Depuis des semaines, le Collège refuse même de confirmer les conclusions qui ont été signifiées par l’enquêteuse ou le nombre de recommandations qu’elle a faites.  De telles informations ne peuvent pas être considérées comme confidentielles.  En même temps, le porte-parole du collège a indiqué que des cadres supérieurs, dont l’identité n’a pas été divulguée, avait eu accès au rapport. Un fait qu’ils récusent maintenant.  En refusant de communiquer le rapport aux employés concernés, le Collège victimise à nouveau les personnes qui ont participé, en toute bonne foi, à l’enquête.   

 Mais nous nous réjouissons du fait que le Conseil des employeurs des collèges ait enfin décidé de s’impliquer.  Nous exhortons le Conseil à se joindre à nous afin de demander que le ministre des Collèges et Universités intervienne afin d’assurer une surveillance appropriée du Collège Canadore et un Conseil d’administration fonctionnel durant cette crise.  Ce n’est qu’en faisant preuve de transparence et en engageant une discussion ouverte avec ses employés et le Syndicat que le Collège pourra restaurer la confiance et en finir avec les allégations concernant l’environnement de travail toxique.  Pourquoi ne pas simplement publier le rapport, en supprimant les noms si nécessaire, afin de permettre à la communauté du Collège Canadore de savoir ce que l’enquêteuse externe et indépendante a découvert? C’est seulement alors que la guérison pourra s’amorcer.

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613 329-1931