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La privatisation des soins de santé... un jeu sordide et dangereux, selon le président Thomas

Warren (Smokey) Thomas, OPSEU President
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, tire la sonnette d’alarme sur les signaux d’alerte toujours plus nombreux concernant les cliniques privées et demande au gouvernement provincial de les surveiller de plus près.

Tandis que des membres du SEFPO en grève dans une clinique d’Owen Sound confrontent un employeur prêt à éliminer leurs emplois pour augmenter ses profits, les médias rapportent que 4 600 patients d’une clinique privée d’Ottawa ont été exposés aux virus de l’hépatite et du VIH en raison d’un équipement mal nettoyé.

« Il est évident que la privatisation des soins de santé est un jeu sordide et dangereux », a déclaré M. Thomas.  « Sommes-nous réellement disposés à confier la santé de nos communautés à des propriétaires d’entreprises privées? »

« Patients et profits ne font pas bon ménage; l’appât du gain est la maladie la plus endémique qui soit dans notre système de soins de santé actuel », a encore dit M. Thomas. « Et ce sont les patients qui en souffrent. »

Cela fait des années que le SEFPO nous met en garde contre les dangers de la privatisation de nos cliniques de santé et le penchant de ces cliniques privées à rogner sur les dépenses pour augmenter leurs profits aux dépens des patients et des travailleurs en Ontario. Selon M. Thomas, les nouvelles cette semaine nous rappellent une fois de plus ce que nous savons depuis longtemps.

« Avec un nouveau gouvernement au pouvoir, j’espère que ces événements serviront d’alerte », a déclaré M. Thomas. « Ce modèle de soins de santé, où les cliniques sont exploitées par des entreprises privées, cause des ravages et nous coûte très cher. »

« Ces propriétaires ont de l’argent, beaucoup d’argent », a encore dit le président Thomas. « Ils n’hésitent pas à compromettre la sécurité des patients et le bien-être de leurs travailleurs pour s’enrichir toujours un peu plus. »

Monsieur Thomas demande au gouvernement provincial de soumettre ces cliniques à une vérification pour s’assurer que les fonds publics sont consacrés aux soins de santé et pas aux profits. »

« Nous devons nous rappeler que ces cliniques ne peuvent survivre qu’en sortant de l’argent des poches des contribuables », a déclaré Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO. « Les Ontariens devraient être horrifiés par la façon dont ces propriétaires se comportent et par ce qu’on leur permet de faire. »

Monsieur Thomas a fait remarquer que ce n’est pas le premier fiasco de la santé publique qui résulte de la privatisation.

« Le gouvernement du premier ministre Ford a le pouvoir de réparer notre système et d’accorder la priorité aux patients, mais pour cela, il doit écouter les experts du domaine. Et c’est là que nous pouvons l’aider. Nous savons qu’un système universel de soins de santé est le modèle le plus sûr et le plus économique. C’est le remède dont notre système de soins de santé a besoin. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931