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La fermeture du programme laisse un trou béant dans les services de santé mentale

Le syndicat qui représente les 33 membres du personnel qui font leur dernière journée vendredi dans le cadre d'un programme de soutien en période de crise s'interrogent sur les raisons de la fermeture du programme.

« Je ne peux pas croire que la santé mentale de la population de North York et d'Etobicoke se soit améliorée de façon si spectaculaire que les services n'y soient plus nécessaires », a dit le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario Warren (Smokey) Thomas.

« Je sais qu'organiser le personnel et négocier un premier contrat avec Saint Elizabeth Health Care fut extrêmement difficile et que l'employeur avait été très clair sur le fait qu'il ne voulait en aucun cas traiter avec un syndicat.

« L'Hôpital de Scarborough a désormais résilié son contrat avec Saint Elizabeth, qui fournissait ce service, laissant un trou béant dans les services de santé mentale pour une bonne partie de la région du Grand Toronto. Cette décision est cruelle et dépourvue de toute compassion », a-t-il encore dit.

Le service de soutien en cas de crise fourni 24 h sur 24 était en exploitation depuis 18 ans, offrant des services d'intervention téléphonique, la gestion de cas et des visites en cas de crise chez les personnes vivant avec des troubles de santé mentale. Le financement de 1,2 million de dollars venait du Réseau local d'intégration des services de santé du Centre-Est, par l'intermédiaire de l'Hôpital de Scarborough.

À l'annonce de la fermeture, en décembre dernier, il était prévu que Saint Elizabeth développe un plan de transition, mais on n'a toujours pas vu de plan, et les portes ferment, a souligné Thomas.

 « Je serais intéressé de savoir ce qui est arrivé aux fonds censés aller à ce service. Les besoins ne s'évanouissent pas comme ça; le service est important et doit se poursuivre; l'expertise du personnel existe. Le syndicat a tenté de déterminer la cause de la fermeture, mais sans succès.

« Quelqu'un doit être en mesure de répondre à nos questions. Quelqu'un doit prendre la responsabilité de l'immense vide créé dans les services de santé mentale », a-t-il ajouté.

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