Skip to content
news_notices_french.jpg

Il faut protéger nos stagiaires contre l’exploitation, nous dit Smokey Thomas

We the North
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Le 5 octobre 2016, Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, a fait une présentation au Comité permanent de l'Assemblée législative à propos du projet de loi 64, Loi de 2016 sur la protection des stagiaires et la création d'une économie d'apprentissage.

Dans ses remarques, Thomas a félicité Peggy Sattler, députée de London West, porte-parole du NPD pour la Formation et des Collèges et Universités, d’avoir présenté le projet de loi sur le besoin pressant de la protection des stagiaires contre l'exploitation.

Thomas considère le contexte actuel – dans lequel les stages non rémunérés ou sous-payés remplacent les postes de débutants – « inquiétant » et apprécie l'approche équilibrée du projet de loi qui, a-t-il dit, « demande comment notre société peut mieux soutenir nos stagiaires et aider nos jeunes à réussir, tout en les protégeant contre l’exploitation. »

Ci-dessous le texte intégral du discours donné par le président du SEFPO, Smokey Thomas, au Comité permanent de l’Assemblée législative.


Bonjour, je m’appelle Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.

Je profite de l'occasion de vous parler aujourd'hui du projet de loi 64 et de la question importante de la protection des travailleurs vulnérables exploités dans des stages non rémunérés.

La protection des travailleurs vulnérables nous tient à cœur : le SEFPO représente 130 000 travailleur dans toute la province de l’Ontario.  À l’heure actuelle, nous prêtons notre appui au projet des travailleurs urbains et nous venons de terminer la campagne du personnel de soutien à temps partiel dans les collèges de l'Ontario – la plus grande campagne de syndicalisation dans l'histoire canadienne.

Quand je regarde autour de moi, je suis troublé de voir que les stages non rémunérés ou sous-payés sont devenus la « nouvelle norme » pour un trop grand nombre de nos jeunes.  Les stages se multiplient – rien qu’à Toronto, on estime qu'il y a au moins 100 000 – alors que les postes pour les débutants sont en train de disparaître.  Et un taux de chômage élevé parmi les jeunes rend les jeunes travailleurs particulièrement vulnérables et de ce fait, ils se font exploiter très facilement.

Malgré cela, nous connaissons aussi le rôle important de l'apprentissage intégré au travail dans la préparation de nos jeunes à réussir dans les lieux de travail de l'avenir.

Voilà pourquoi je suis tellement heureux de voir le contenu de ce projet de loi.  Ce n'est pas un rejet des stages, ni une étreinte du modèle que nous voyons aujourd'hui.  C’est une approche équilibrée qui demande comment notre société peut mieux soutenir les stages significatifs qui positionnent nos jeunes pour réussir, tout en les protégeant contre l’exploitation.

Je voudrais souligner deux points importants contenus dans ce projet de loi.

Tout d'abord, il identifie la nécessité de l’établissement d'un conseil des représentants de toutes les parties intéressées pour donner conseil au ministre sur la façon de créer et de maintenir un environnement d’apprentissage dynamique, stimulant et habilitant intégré au travail.  Le SEFPO, comme l'agent négociateur pour le personnel scolaire et le personnel de soutien des collèges, serait heureux de participer à ce conseil et de contribuer à des discussions importantes.

Deuxièmement, les propositions visant à étendre les protections de la Loi sur les normes d'emploi à tous les étudiants de ces programmes sont désespérément nécessaires.  Les protections de base, comme les limites des heures de travail et le droit de signaler les préoccupations au ministère du Travail sans représailles, devraient s’appliquer à tous les travailleurs, en particulier  les jeunes en train d'apprendre à quoi ils doivent s’attendre dans le lieu de travail.

Malheureusement, ce besoin est illustré par le cas d'un jeune étudiant, Adam Keunen, qui s’est fait tuer en 2014 alors qu'il travaillait pour une entreprise de recyclage dans la région de Niagara. Une jeune personne qui ne rentrera jamais à la maison après son travail; nous devons nous assurer que ce genre d’accident ne se reproduira pas.

Les stagiaires qui estiment avoir besoin des références de l'employeur, et qui voient beaucoup de leurs pairs incapables de trouver un travail, ne vont certainement pas se plaindre.  Voilà pourquoi le gouvernement doit agir pour les protéger.

Je suis un parent moi-même, et je sais comment je me sentirais si mon enfant se fait exploiter – j'imagine beaucoup d'entre vous le savent aussi.  Grâce à ce projet de loi, nous avons l'occasion d'agir pour protéger tous nos jeunes.

Je vous remercie de m’avoir donné l'occasion de vous parler aujourd'hui, et en particulier de m’avoir accordé votre temps précieux à un projet de loi qui fera une telle différence pour les travailleurs les plus vulnérables de l'Ontario.

Merci de votre attention.