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La province paierait ses travailleurs de remplacement à temps double et demi!

SUDBURY – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario a appris qu’en cas d’arrêt de travail du personnel correctionnel de première ligne des prisons de l’Ontario, les heures supplémentaires des travailleurs de remplacement embauchés par le gouvernement, qui seraient autorisés à enfreindre les politiques de sécurité mises en place, seraient rémunérées à temps double et demi.

Selon un document obtenu par le quotidien The Ottawa Citizen, le gouvernement permettrait aux gestionnaires, dont bon nombre viennent de lieux de travail autres que ceux appartenant aux services correctionnels, d’apporter laptops, lecteurs de DVD et téléphones cellulaires à l’intérieur des établissements pénitentiaires dans toute la province. En vertu des politiques de sécurité courantes, le personnel de correction n’a pas le droit d’utiliser des dispositifs électroniques en cours d’emploi.

« Dans un effort visant à apaiser les gestionnaires de remplacement non formés, le gouvernement fait fi de ses propres politiques de sécurité », a déclaré Nathan Aubin, président de la section locale 617 du SEFPO. « Quand on constate l’état de décrépitude actuel de nos prisons, on ne peut s’empêcher d’être dégoûté à l’idée que le gouvernement puisse envisager de dépenser des millions de dollars en temps supplémentaire. Cet argent devrait être dépensé pour remettre en état les bâtiments afin d’assurer la sécurité du personnel et des détenus. »

Le SEFPO représente quelque 6 000 travailleurs correctionnels de première ligne dans les établissements et bureaux de probation à travers la province. Ils seront en position de grève ou de lockout légal à minuit une dimanche 10 janvier.

Pour plus d'information : Nathan Aubin (705) 677-9935

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