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26 février 2014 Le président du SEFPO souhaite que l’on ajoute les entrepreneurs à la Sunshine List

We the North
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TORONTO – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande au gouvernement Wynne de modifier la Loi sur la divulgation des traitements dans le secteur public afin qu”elle s”applique à toutes les entreprises privées qui procurent des services ou des financements à la province ou aux municipalités.

« En ce qui concerne l”optimisation des ressources, aucune politique gouvernementale de ces 20 dernières années n”affiche un pire bilan que la privatisation », a indiqué Thomas mercredi. « Et pourtant, ce gouvernement, qui avait été élu sur un programme qui critiquait les fiascos des privatisations à l’époque du gouvernement Harris, a désormais adopté cette politique. Le résultat se traduit par une plus grande influence du privé sur les politiques publiques et la tendance des sociétés à voir le gouvernement comme un autre moyen de faire des profits. »

« Il est temps de lever le voile sur les relations étroites qu”entretiennent les entreprises privées et le gouvernement », a ajouté Thomas. « Un moyen rapide et facile consisterait à inclure les entrepreneurs et les financiers dans la Sunshine List. Les Ontariennes et les Ontariens pourraient ainsi voir où va vraiment leur argent. »

Assujettir les sociétés à la Loi sur la divulgation des traitements dans le secteur public obligerait les sociétés à déclarer le traitement et les avantages imposables de tous leurs employés qui gagnent plus de 100 000 $ par année. Actuellement, la loi ne s”applique qu”au gouvernement de l”Ontario, aux municipalités et aux organismes de la Couronne.

« L”idée est de brosser un véritable portrait du gouvernement d”aujourd”hui afin de mieux informer les Ontariens », a expliqué Thomas. « De nombreuses personnes voient le gouvernement et les sociétés comme des entités distinctes, mais on s”aperçoit aujourd’hui que les sociétés ont de plus en plus de pouvoir sur le gouvernement, d”une part pour ce qui est de l”influence, comme avec la Commission Drummond, et d”autre part pour ce qui est des profits réalisés, comme on l”a vu avec les gigantesques sommes versées à des fonds spéculatifs étrangers dans le scandale des centrales aux gaz. »

« À chaque fois que l”on combine le profit avec la politique, il y a toujours un risque de corruption », a-t-il conclu en mentionnant les nombreux échecs de la privatisation, comme l”inspection des viandes, l”entretien des routes, l”autoroute 407, les services de technologies de l”information, les laboratoires privés d”analyse de l”eau potable, la privatisation des prisons, Teranet et les hôpitaux en partenariat public et privé. »

Le syndicat a répertorié les plus graves fiascos de la privatisation dans un nouveau rapport, Epic Fail: A Short History of Privatization in Ontario. On peut consulter le rapport en ligne à www.opseu.org/epicfail.

Renseignements :

Warren (Smokey) Thomas
(613) 329-1931