Se souvenir de la Shoah, éradiquer l'antisémitisme

Holocaust Remembrance Day. Candle lit in the Star of David
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Le 27 janvier 1945, des soldats soviétiques entrent dans le camp de concentration d’Auschwitz, en Pologne. Les horreurs indicibles qu’ils découvrent vont bouleverser le monde entier.

À Auschwitz, les nazis ont assassiné 1,1 million de Juifs dans le cadre d’une extermination organisée que l’on appelle aussi l’Holocauste. De 1942 à 1945, six millions de Juifs ont été assassinés. Pourquoi? Parce qu’ils étaient juifs.

En cette journée, nous nous souvenons des victimes de l’Holocauste et nous réitérons notre engagement à lutter contre la menace de l’antisémitisme, qui continue, hélas, de se manifester.

Les survivants de la Shoah sont de moins en moins nombreux, mais cela ne peut pas être la fin de cette commémoration annuelle. Bien au contraire. Lorsqu’il n’y aura plus de témoins vivants des horreurs de l’Holocauste, le danger sera que ces événements terribles disparaissent de la conscience mondiale.

Nous ne devons jamais laisser cela se produire. Pourquoi? Parce qu’oublier l’Histoire, c’est prendre le risque de la répéter.

Des actes d’antisémitisme se produisent dans presque tous les coins du monde, y compris ici même, chez nous. Selon Statistique Canada, 296 crimes haineux ciblant la population juive ont été déclarés en 2019, soit le plus grand nombre de crimes haineux à l’égard d’une religion. Et ce nombre ne comprend pas les actes non déclarés.

Mais l’antisémitisme n’est qu’un des symptômes terribles du racisme et de l’intolérance qui engendrent toutes les formes de violence – des micro-agressions au génocide.

Le meilleur antidote à la violence est la prévention par l’éducation et par une formation liée à l’inclusion.  Une partie de cette éducation doit montrer que l’Holocauste résulte de la haine – notamment lorsqu’elle n’est pas réprimée ni même sanctionnée tacitement ou explicitement.

À l’heure où nous assistons au déclin alarmant de la démocratie, et avec lui, au déclin du respect des droits de la personne, nous devons à la mémoire des victimes de l’Holocauste, à leurs familles et à la communauté juive de redoubler nos efforts pour éduquer, pour dénoncer la haine et pour mettre en place des lois et des politiques qui protègent contre toutes les formes d’exclusion, d’inégalité ou d’intolérance.

En cette Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, l’OPSEU/SEFPO salue les survivants de l’Holocauste et toutes les personnes qui œuvrent pour garder la mémoire de la Shoah vivante. Nous réitérons notre engagement à éradiquer l’antisémitisme et toute forme de haine et à contribuer à ce que « plus jamais » signifie réellement « jamais plus ».

Solidairement,

Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas
Le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida

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