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Bulletin d'information des agences communautaires du Secteur 5

Agences communautaires. Secteur cinq
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Message du président

Au nom de l’ensemble du Conseil exécutif de l’OPSEU/SEFPO, je tiens à vous remercier de votre dévouement continu à l’égard des populations vulnérables à qui vous venez en aide, ainsi qu’à l’égard de notre syndicat et province.

C’est grâce à des travailleuses et travailleurs de première ligne essentiels comme vous si notre province a continué à fonctionner durant les jours les plus sombres de la pandémie. À mes yeux, vous êtes toutes et tous des héros. Sachez que vos sacrifices ne sont pas passés inaperçus.

La dernière année a été difficile pour bien des gens, mais les travailleuses et travailleurs des agences communautaires de l’Ontario ont continué à travailler sur la ligne de front en étant exposés à des risques plus élevés de contracter la COVID-19. À l’OPSEU/SEFPO, notre priorité absolue a été d’assurer votre santé et sécurité.

Dès le premier jour, nous avons exigé de meilleurs ÉPI pour les travailleuses et travailleurs de première ligne. Nous avons mis en place des équipes de triage régionales afin de répondre aux questions urgentes des membres le plus rapidement possible. Et nous avons obtenu une grande partie de ce que nous demandions – pas tout, mais une grande partie. Nous voulions faire en sorte que nos membres puissent continuer à travailler, et travailler en toute sécurité.

Mais après plus d’une année de vagues et de confinements pandémiques, on a vu des fissures dans notre secteur public. Nous savons que la pandémie n’a pas causé ces fissures, elle les a simplement mises à jour. Étant donné que la demande pour les services a augmenté de façon spectaculaire, la pandémie a mis une pression immense sur le secteur des organismes communautaires qui était déjà surchargé et gravement sous-financé.

Ainsi, alors que nous nous focalisons sur la reconstruction de notre province pour l’après-pandémie, nous savons que les organismes communautaires doivent être au centre du plan de rétablissement de l’Ontario. Nous continuerons de l’exiger – à la table de négociation et dans les couloirs du pouvoir à Queen’s Park.

Nous continuerons à vous soutenir, toujours.

En toute solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO

Télécharger le bulletin en format PDF : 2021-08-Community Agencies_FR

Message de la présidente : Bienvenue dans le Secteur des agences communautaires

Nous représentons plus de 3 000 travailleuses et travailleurs dans les garderies, les cliniques d’aide juridique, à Aide juridique Ontario, les refuges et les agences communautaires qui procurent des services aux communautés racialisées et marginalisées.

Le Secteur des agences communautaires est dirigé par un exécutif de quatre personnes qui sont élues parmi les membres au rang le plus élevé, tous les deux ans, lors de la Conférence du secteur parapublic (SP) de l’OPSEU/SEFPO. L’exécutif sectoriel est votre voix au sein de l’OPSEU/SEFPO. Nous sommes là pour vous soutenir lors des négociations, pour consolider l’engagement des membres et pour aborder les questions de politique concernant le travail précaire, la violence en milieu de travail et les financements gouvernementaux.

La pandémie de COVID-19 a entraîné une interruption des communications de la division durant la dernière année. Nous lançons ce bulletin d’information pour nous reconnecter avec les membres de tout le secteur. Nous savons que cette année a été incroyablement difficile pour nous tous. Nombre d’entre nous ont fait des sacrifices, ont dû faire face à des problèmes de santé, à l’épuisement professionnel et à des facteurs de stress socio-économiques.

Nous nous sommes engagés à préconiser des améliorations dans les milieux de travail de notre secteur. La pandémie a mis en évidence la nécessité d’améliorer notre filet de sécurité afin que notre société puisse surmonter les crises. Notre travail est essentiel pour réduire les inégalités systémiques. Nous avons l’occasion de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils changent les choses de manière significative afin de bâtir une société plus juste. Faisons entendre notre voix.

Kareen Marshall
Présidente, Agences communautaires

Jours de maladie payés et prime liée à la pandémie

À compter de mai 2020, le gouvernement provincial a versé une prime temporaire liée à la pandémie aux travailleurs essentiels qui travaillent dans des établissements de soins collectifs. Cette prime, qui a été prolongée jusqu’au 30 juin 2021, pourrait être réévaluée mensuellement par la suite. L’OPSEU/SEFPO, qui avait demandé qu’on accorde la prime à davantage de catégories de travailleurs, a été entendu, même si toutes les classifications n’ont pas été prises en compte.

Pour en savoir plus, visitez : https://www.ontario.ca/fr/page/lieux-de-travail-travailleurs-et-travailleuses-admissibles-la-prime-liee-la-pandemie

Le besoin désespéré de mettre en place cette prime liée à la pandémie pour encourager le maintien en poste du personnel montre que les problèmes de main-d’œuvre qui existaient avant la pandémie doivent être résolus au plus vite. Dans de nombreux milieux de travail, les bas salaires et la prévalence du travail à temps partiel sont des problèmes systémiques qui touchent la main-d’œuvre et qui ont historiquement contribué à une faible rétention du personnel dans des secteurs à prédominance féminine.

Les travailleuses et travailleurs essentiels continuent de faire beaucoup d’heures supplémentaires. Dans certains cas, on leur interdit de prendre des vacances et beaucoup ont dû prendre des congés de maladie en raison de maladie et d’épuisement professionnel. Sous la pression croissante, le gouvernement a finalement introduit trois jours de congé de maladie payés le 29 avril 2021, soit un an après le début des fermetures et confinements liés à la COVID-19. Cette prestation temporaire, qui est bien en deçà des 10 jours préconisés par de nombreux fournisseurs de soins de santé et syndicats, prend fin le 25 septembre 2021. On devra donc continuer la lutte pour exiger des jours de maladie payés en Ontario.

Les employeurs sont désormais tenus d’offrir aux employés admissibles jusqu’à trois jours de congé payé pour certains motifs liés à la COVID-19 dans le cadre du congé spécial en raison d’une maladie infectieuse, y compris du temps pour la vaccination et le test de dépistage de la COVID-19. L’employé n’est pas tenu de procurer une note d’un médecin conformément à la Loi sur les normes d’emploi (LNE). Quelles sont les incidences sur vous en vertu de votre convention collective?

Si votre convention collective prévoit un droit ou un avantage supérieur à la norme de congé de maladie de trois jours, les dispositions du contrat s’appliquent au lieu de la norme. Par exemple, si un employé à temps partiel, occasionnel ou de relève n’a pas droit à un congé de maladie en vertu de sa convention collective, il aura droit à prendre les trois jours de congé conformément à la LNE.

Pour en savoir plus : https://www.ontario.ca/fr/document/votre-guide-de-la-loi-sur-les-normes-demploi-0/conge-de-maladie#section-11

Assurer la protection de la santé et de la sécurité durant la pandémie

La majorité des travailleurs du Secteur des agences communautaires ont été jugés essentiels en vertu de la législation sur les mesures d’urgence. C’est-à-dire que de nombreux travailleurs ont dû s’adapter à de nouveaux protocoles et demander un équipement de protection individuelle (ÉPI) adéquat. Dans certains secteurs, il y a eu des éclosions et des travailleurs ont contracté le virus. L’OPSEU/SEFPO a soutenu toutes les sections locales/unités en mettant en place des équipes de triage régionales pour répondre rapidement aux problèmes que les représentants du personnel avaient identifiés et pour soutenir les dirigeants locaux afin de résoudre les problèmes spécifiques aux sections locales/unités.

Pour faire face à la pandémie sur les lieux de travail, toutes les parties ont dû collaborer pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs et des usagers des services. À cette heure, il est essentiel de veiller à ce que toutes les préoccupations en matière de santé et de sécurité soient diligemment communiquées à la direction du syndicat. C’est essentiel pour faire respecter et surveiller l’application des dispositions, mais également pour négocier proactivement de nouvelles dispositions sur la santé et la sécurité. Les représentants du Comité mixte sur la santé et la sécurité au travail (CMSST), les membres au rang le plus élevé, ainsi que les membres du Comité exécutif local et de l’équipe de négociation doivent tous communiquer régulièrement pour partager l’information et, dans la mesure du possible, demander des changements et négocier des dispositions sur la santé et la sécurité dans les conventions collectives.

La pandémie a mis en exergue de nouvelles questions qui devront être prises en considération au moment de négocier les dispositions sur la santé et la sécurité. Voici quelques exemples de dispositions qui peuvent être présentées lors des négociations :

  • L’employeur est responsable de la formation et de l’entretien concernant les vêtements, l’équipement ou les dispositifs de protection.
  • L’employeur conserve des stocks adéquats d’ÉPI en prévision d’une pandémie.
  • L’évaluation organisationnelle des risques devrait inclure des mesures visant à atténuer la transmission des infections.
  • Le personnel qui est tenu par la Santé publique ou l’employeur de ne pas aller au travail en raison d’un test positif à une maladie infectieuse, ou d’une exposition à une personne positive, a droit à un congé payé durant la durée de son absence.

Garde d’enfants

La COVID-19 a eu des conséquences importantes sur le secteur de la garde d’enfants : des garderies ont fermé, les inscriptions ont diminué et le personnel est épuisé et stressé. Le gouvernement, qui a tardé à donner la priorité à la vaccination pour le personnel des services de garde d’enfants, a finalement rendu les vaccins disponibles le 29 avril 2021, tout en maintenant les garderies ouvertes pendant les confinements.

L’OPSEU/SEFPO est membre de la Coalition ontarienne pour l’amélioration des services de garde d’enfants (la Coalition) – un organisme de défense des droits qui demande l’instauration d’un système national de garde d’enfants financé par l’État, qui offrirait des frais de garderie abordables pour les familles, un travail et un salaire décent pour les éducatrices. En janvier, la Coalition a demandé au gouvernement provincial d’augmenter le financement pour assurer la sécurité et le bien-être des éducatrices, des enfants et des familles et prévenir la perte d’autres programmes de la petite enfance et de garde d’enfants. Le gouvernement Ford n’a présenté aucune des recommandations qui ont été faites.

En avril 2021, le gouvernement fédéral a fait une annonce historique au sujet des services de garde d’enfants. Le budget du printemps prévoit un engagement de 30 milliards de dollars pour instaurer un système d’apprentissage et de garde enfants. Le gouvernement propose d’offrir des services de garde à 10 $ par jour à l’échelle du Canada – un système qui sera mis en œuvre au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement devra travailler en collaboration avec ses partenaires provinciaux, territoriaux et autochtones. Les défenseurs des services de garde d’enfants devront exiger que le gouvernement de l’Ontario accepte le leadership fédéral en ce qui concerne le système de garde d’enfants et ne s’oppose pas à la mise en œuvre d’un système public qui assure des normes et des salaires décents.

Cliniques juridiques communautaires et Aide juridique Ontario

Depuis le début de la pandémie, la demande pour les services d’aide juridique a augmenté en flèche du fait que les Ontariennes et Ontariens ont été confrontés à des expulsions, à des pertes d’emploi, à des violences familiales et à d’autres problèmes. Aide juridique Ontario (AJO) et les cliniques juridiques communautaires ont effectué une transition afin de dispenser plus de ressources à leur clientèle par téléphone et en ligne.

En 2019, Aide juridique Ontario a subi une réduction budgétaire de 30 pour cent (133 millions de dollars). À l’heure où la pandémie a mis davantage de pression sur tout le système, ces insuffisances de financement menacent le droit à l’accès à la représentation juridique et à de l’aide de la part du système judiciaire. En 2020, l’Alliance pour l’aide juridique durable (AAJD) et d’autres groupes ont demandé au procureur général de l’Ontario, Doug Downey, un financement supplémentaire pour AJO. Mais aucun nouveau financement n’a été annoncé à ce jour.

En juillet 2020, l’Assemblée législative a adopté la Loi de 2020 sur les services d’aide juridique, qui régit l’aide juridique en Ontario. AJO rédige actuellement des règlements pour la mise en œuvre de la nouvelle loi. L’OPSEU/SEFPO a présenté des observations à AJO au nom des membres qu’il représente dans les 11 cliniques juridiques et le Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne. Un exposé distinct a également été présenté au nom du personnel d’AJO.

Refuges

Les travailleurs des refuges pour sans-abri ont été exposés à certaines des pires éclosions de COVID-19 en raison du retard dans la mise en œuvre des protocoles d’écart sanitaire et de l’agencement des dortoirs. Le déploiement initial des ÉPI a été inadéquat dans de nombreux refuges. En réponse, le gouvernement de l’Ontario a fourni aux municipalités 150 millions de dollars supplémentaires pour améliorer les refuges pour sans-abri et créer des possibilités de logement à long terme. Le gouvernement doit veiller à ce que la reddition de comptes et la surveillance soient intégrées à toute amélioration apportée dans le secteur.

Les taux d’actes de violence envers les femmes ont augmenté pendant la pandémie et les refuges pour femmes ont du mal à répondre aux nombreuses demandes. L’Ontario a annoncé un fonds d’urgence de 2,7 millions de dollars pour venir en aide aux victimes de violence familiale pendant la pandémie et qui seront octroyés à plus de 50 organismes communautaires de l’Ontario, y compris à des organisations et groupes autochtones situés dans les régions rurales. Il s’agit d’un bon début, mais bien en-deçà de ce qui est nécessaire pour stabiliser et développer un système fragile.

Le gouvernement de l’Ontario a investi plus de 47 millions de dollars pour offrir des logements avec services de soutien aux personnes ayant de graves problèmes de santé mentale et de toxicomanie qui sont sans abri ou à risque de le devenir. Le gouvernement doit veiller à ce que les services soient à la fois financés par la province et dispensés dans le cadre de l’expansion des logements avec services de soutien.

Agences communautaires

De nombreuses agences communautaires font partie du secteur à but non lucratif, qui a été particulièrement touché par la pandémie. Nombreux d’entre elles ont perdu des revenus et ont dû mettre à pied du personnel ou réduire les heures de travail rémunérées. Le réseau des organismes à but non lucratif de l’Ontario a demandé au gouvernement de l’Ontario d’allouer un fonds de stabilisation de 680 millions de dollars pour faire en sorte que les organismes à but non lucratif et les organismes de bienfaisance puissent contribuer à la reconstruction de l’économie et des communautés après la pandémie. Le gouvernement n’a pas répondu à l’attente et a plutôt annoncé un investissement de 42 millions de dollars dans le Fonds pour les communautés résilientes de la Fondation Trillium de l’Ontario en avril 2021. Ce fonds accorde des subventions allant jusqu’à 150 000 $ à des organismes à but non lucratif admissibles pour couvrir un éventail de besoins en vue de faire face aux contrecoups de la pandémie.

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