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Vente de vin dans les épiceries : il y aura un prix à payer

We the North
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TORONTO – Le plan du gouvernement de l'Ontario qui projette d'autoriser les épiceries à vendre du vin est « une capitulation qui profite aux grandes sociétés et une attaque directe sur la LCBO », déclare le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.

« L'Ontario possède un système de vente au détail d'alcool qui fonctionne bien et les libéraux le détruisent », a indiqué Warren (Smokey) Thomas. « Le gouvernement continuera à payer les dommages sociaux causés par l'alcool, mais les profits de la vente passeront progressivement vers le secteur privé. »

« Il ne faut pas se leurrer : il s'agit de la privatisation de l'un de nos joyaux de la Couronne, a-t-il ajouté. En fin de compte, nous en paierons tous le prix. »

Le gouvernement a approuvé un plan qui autoriserait 70 épiceries à vendre du vin dès cet automne, selon certaines informations, et il fera d'autres annonces dans un avenir proche. Monsieur Ed Clark, le tsar de la privatisation, a présenté hier son plan au Cabinet des ministres.

« Les libéraux dansent sur les chansons que lui compose Ed Clark, a déclaré Thomas, mais c'est toujours le même refrain : "privatisons, privatisons, privatisons." La LCBO rapporte un énorme dividende à la province qui sert à payer pour les routes, les écoles, les hôpitaux et pour tous les autres services publics. Un dividende que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. »

Selon Denise Davis, la présidente de la Division des employés de la Régie des alcools du SEFPO, cette nouvelle initiative ignore les coûts sociaux liés à l'alcool. « L'alcool est directement associé aux maladies du cœur et du foie, à des cancers, à des accidents, à des accidents mortels de la circulation, à la violence domestique, à la violence envers les enfants, à la dépression et au suicide », a-t-elle précisé.

« Notre système de vente au détail de l'alcool explique certainement pourquoi la consommation d'alcool par habitant en Ontario est la deuxième plus basse de toutes les provinces canadiennes, a ajouté Denise Davis, et la pièce maîtresse de ce système est la LCBO et le contrôle qu'elle exerce sur les ventes de vins et spiritueux.  »

« Il ne faut pas être un grand clerc pour savoir que la vente de vin doit se faire par un service public responsable, non pas sur les tablettes des épiceries. Le système fonctionne. Il est en parfait état de marche, alors n'essayez pas de le réparer. »

Le SEFPO représente 7 000 membres du personnel de la LCBO qui travaillent dans les succursales, les entrepôts et les bureaux de la LCBO.

Renseignements :
Warren (Smokey) Thomas
613 329-1931

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