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Les travailleurs du comté de Simcoe demandent la publication d’un rapport ‘no-board’

SEFPO Secteur 13 Municipalites
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Barrie – Les membres de la section locale 328 du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), qui représente 22 surintendants et commis aux logements à la Division du logement social du comté de Simcoe, ont demandé au ministère du Travail de publier un rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation (no-board report).

Les travailleurs, qui sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2016, ont fait de la rémunération leur revendication centrale. Mais plusieurs semaines de pourparlers ont abouti à une impasse.

« L'employeur continue de proposer des augmentations salariales qui n’atteignent même pas le coût de la vie », a déclaré la présidente de l'équipe de négociation Mary Ellen Kelloway. « Il nous demande d'accepter une réduction de salaires, alors que le gestionnaire de la Division du logement social a reçu des hausses salariales de 11,73 pour cent durant les trois dernières années et même de plus de cinq pour cent l'année dernière. »

Mary Ellen Kelloway a fait remarquer qu'il y a un problème encore plus important que celui des salaires.

« Une enquête interne sur l’équité a montré que nous gagnons en moyenne 18 pour cent de moins que d’autres employés du comté de Simcoe qui effectuent le même genre de travail dans des circonstances similaires. En d'autres mots, nous sommes payés un cinquième de moins sans aucune raison valable. Non seulement c’est injuste, mais ce sera bientôt illégal. »

Le projet de loi 148, qui a renforcé les dispositions de la Loi sur les normes d'emploi, a été adopté en décembre dernier. L'une des dispositions du projet de loi, qui prévoit que les travailleurs devront recevoir une rémunération égale à celle d’autres travailleurs effectuant le même travail, prendra effet le 1er avril prochain.

« L'employeur a décidé de faire fi des résultats du rapport sur l’équité salariale, de leurs propres augmentations généreuses et, maintenant, de la loi provinciale », a déclaré Mary Ellen Kelloway. « C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de demander la publication d’un rapport recommandant de ne pas instituer de commission de conciliation. L'employeur a jusqu'au 9 mars, à 00 h 01, pour revenir à la table de négociation avec une proposition salariale significative. S'il choisit encore de faire fi de cette date limite, il prend le risque de se retrouver avec un important conflit de travail. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que le comté de Simcoe se comportait de manière inconsidérée. « Le mois dernier, les travailleurs ont accordé un mandat de grève massif à leur équipe de négociation. Ils sont résolus à parvenir à une convention collective équitable qui tient compte de l'inflation et du principe « à travail égal, salaire égal ».

« L'employeur a refusé de négocier sérieusement. Ce comportement irresponsable pourrait avoir un impact désastreux sur les personnes vulnérables vivant dans quelque 1 300 unités d’habitation. Le compte à rebours a été déclenché parce que l’employeur s’est mis dans une position indéfendable. L’employeur doit retourner à la table des négociations avec une offre qui respecte son personnel professionnel et les lois de l'Ontario. »

Renseignements : Judy Storey, représentante régionale du SEFPO, 705-238-7193