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Investissez une heure des profits de la LCBO pour évaluer les coûts de l’alcool

Toronto – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario demande au gouvernement de l'Ontario d'investir une heure des profits de la LCBO afin d’évaluer les coûts financiers de l'alcool.

« Il ne fait aucun doute que la consommation d'alcool entraîne des coûts financiers massifs pour la société en ce qui concerne les soins de santé, les accidents de la circulation, l'application de la loi et la perte de productivité au travail », a déclaré aujourd'hui Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO. « Malheureusement, les libéraux de l'Ontario permettent aux épiceries de vendre de la bière et du vin sans même en connaître les coûts véritables en bout de ligne. »

« Nous demandons au gouvernement de financer une étude indépendante afin de déterminer le coût financier net de la consommation d'alcool pour le gouvernement et la société », a-t-il ajouté. « Un demi-million de dollars, ce qui représente à peu près une heure des profits de la LCBO lorsque ses magasins sont ouverts, permettrait de financer cette étude. »

Thomas a mis le gouvernement au défi lors d’une conférence sur les politiques en matière d’alcool, qui s'est tenue aujourd’hui, à Toronto.

Selon une étude de 2006 du Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, les coûts financiers de la consommation d'alcool au Canada s’élèvent à 14,6 milliards de dollars – bien plus que les recettes nettes que le gouvernement engrange avec la vente d’alcool. « Mais cette étude, qui est fondée sur des données de 2002, est aujourd’hui obsolète », a précisé Thomas.

« Afin de pouvoir élaborer une politique fondée sur des données probantes, je demande à la première ministre Kathleen Wynne d’affecter des fonds provinciaux afin d’effectuer une nouvelle étude – une étude totalement indépendante effectuée par des chercheurs libres de toutes accointances. Il est impossible d’élaborer une politique fondée sur des données probantes sans avoir des données probantes à jour. »

Le SEFPO représente quelque 7 000 membres à la Régie des alcools de l'Ontario, mais il représente aussi des dizaines de milliers d’autres membres qui travaillent dans des organismes qui sont aux prises avec les conséquences sociales de l'alcool en Ontario. Ils travaillent dans les services de traitement des dépendances, les sociétés d'aide à l'enfance, les services correctionnels, et de nombreux autres organismes.

« De nombreux membres du SEFPO se dévouent professionnellement pour protéger le public et nos collectivités des dangers qui résultent de la consommation excessive d'alcool, a conclu Thomas. En tant que syndicat, nous prenons cette question très au sérieux. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613 329-1931