Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Le jugement sur l'attaque au poignard : un verdict pour le gouvernement – pas pour les agents, selon le SEFPO

Toronto – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), qui représente 4 500 agents de correction en Ontario, prévient que le verdict de non-culpabilité prononcé par un juge concernant un détenu qui avait poignardé un autre détenu constitue un autre avertissement pour ce gouvernement qui est lent à s'attaquer à la crise qui sévit dans les services correctionnels.

L'accusé avait utilisé une arme tranchante fabriquée à partir de céramique pour se défendre alors qu’il était attaqué par deux autres détenus. Les détenus n’ont pas le droit de fabriquer ou de porter des armes d’aucune sorte.

« Tout en ayant le plus grand respect pour la magistrature de l'Ontario, je dois me demander si le juge a pris assez de temps pour examiner l'impact de sa décision », a déclaré, Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO. « Dire que les agents de correction ont réagi de manière “apathique” à cette attaque est non seulement une déformation des faits, mais aussi des défis auxquels les agents de correction sont confrontés quotidiennement. »

Monte Vieselmeyer, président de la Division des services correctionnels du SEFPO, est allé dans le même sens que Thomas.

«  Avant d'intervenir dans une situation de crise, on doit être sûr d’avoir les moyens d’y faire face. Lorsque trois détenus sont impliqués dans une altercation, un agent de correction ne peut pas intervenir seul. Il doit attendre le soutien d'autres agents pour assurer la sécurité de chacun – en particulier lorsque, étonnamment, le ministère refuse aux agents de correction toute formation pour se défendre contre les attaques aux couteaux. »

« En raison de la crise qui sévit dans les services correctionnels depuis plusieurs années, il n'y a tout simplement pas assez d'agents disponibles pour répondre à tout moment aux situations d'urgence », a indiqué Vieselmeyer. « Les agents sont trop dispersés et on doit attendre qu'ils arrivent pour intervenir.

«  Concernant la décision du juge, elle semble laisser entendre que nous ne soucions pas de la sécurité des détenus. Il s'agit d'une grossière déformation des faits. Il n'y a pas un code de sécurité pour les détenus en danger et un autre pour les agents en danger. Il y a un seul code de sécurité. Nous réagissons tout aussi rapidement pour secourir un détenu qu’un agent. C'est aussi simple que ça.

Thomas a rejeté la responsabilité de cet incident et de cette décision directement sur le gouvernement.

« La crise qui frappe les services correctionnels a été créée par ce gouvernement. Ils ont imposé un moratoire de trois ans sur les embauches. Ils ont engagé le secteur privé pour construire des prisons dangereuses qui ont coûté cher et qui ne fonctionnent pas. Ils ont refusé d'installer les scanners corporels. Ils ont anéanti le système de santé mentale, de sorte que les personnes ayant des problèmes de santé mentale reçoivent des peines de prison au lieu de soins. »

« Avant le remaniement du gouvernement, le ministre Naqvi avait pris beaucoup d'engagements pour arranger les choses. C'est pourquoi je demande au ministre Orazietti : Êtes-vous aussi déterminé à régler cette crise? Ou estimez-vous que la crise a disparu en même temps que l'ancien ministre? Si nous parlons de « crise », c'est pour une bonne raison. Donnez aux agents de correction les outils et le soutien dont ils ont besoin pour faire leur travail. Arrêtez de tergiverser. Ou attendez-vous que quelqu'un soit tué pour agir? »

Renseignements : Monte Vieselmeyer, 705-627-1942

Connexes : Page d’index des Services correctionnels en état de crise