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Déclaration des dirigeants du SEFPO à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, le 6 décembre

Déclaration des dirigeants du SEFPO à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, le 6 décembre

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Cette année, nous soulignons le 30e anniversaire du massacre de Montréal avec la volonté de continuer à travailler sans relâche pour éliminer la violence fondée sur le sexe au pays et à l'étranger. Nous commémorons la mémoire des 14 étudiantes qui ont été assassinées il y a 30 ans à l'École Polytechnique de Montréal. Elles ont été tuées parce qu'elles étaient des femmes.

Trente ans plus tard, la violence fondée sur le sexe, le sexisme, la misogynie et l'exclusion perdurent toujours.  Selon une étude nationale réalisée en 2019 par l’organisme Hébergement femmes Canada, une maison d’hébergement sur cinq n'a pas reçu d’augmentation de financement depuis au moins dix ans. L’étude révèle également des lacunes concernant le soutien communautaire entre les zones urbaines et éloignées et souligne le fait que les refuges doivent refuser toujours plus de femmes.

En juin, l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a publié son rapport final qui montre comment les femmes et les filles autochtones ont été victimes de discrimination et de violence à cause du système de justice pénale qui a failli à sa tâche.  

Durant les 30 dernières années, il y a eu plus de 780 féminicides répertoriés en Ontario – des meurtres intentionnels de femmes et de filles commis par des hommes.

Cette crise de la violence fondée sur le sexe est aggravée non seulement par l'élimination des mesures de contrôle des loyers pour les nouveaux logements, mais également par les compressions dans les services de garde d'enfants, l'aide juridique, les services d’aide aux victimes et les refuges pour femmes, ce qui compromet encore plus la sécurité des femmes et des filles en Ontario. 

Afin de renforcer les droits des femmes, les gouvernements doivent légiférer des mesures qui favorisent le développement social et le bien-être économique des femmes.  On peut réduire les inégalités entre hommes et femmes grâce à des logements abordables, à l'équité salariale, aux soins génésiques, aux droits à l'égalité des sexes, à un salaire décent, à la gratuité des services de garde d’enfants et à une représentation juridique.

Une évolution culturelle est en cours grâce à l’engagement de femmes courageuses qui continuent à se manifester et à contester la violence masculine par le biais de mouvements comme # MeToo et Time’s Up. 

Nous avons tous un rôle à jouer afin de bâtir une société vraiment inclusive qui protège les droits de tout le monde.  Joignez-vous à nous et à toute la famille du SEFPO afin de faire front ensemble et de mettre fin à la violence envers les femmes.

En solidarité,
Warren (Smokey) Thomas
Président  

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier