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Déclaration sur la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

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En ce 6 décembre 2015, nous nous rappelons les quatorze femmes assassinées à l’École polytechnique de Montréal, en 1989. Quatorze femmes et d’innombrables autres personnes sont tombées victimes d’un acte brutal de violence fondée sur le sexe. Le 6 décembre 1989, armé, un étudiant du nom de Marc Lépine, jura de venger les hommes au nom de la « lutte contre le féminisme ».

Aujourd’hui, les membres du Comité provincial des femmes (CPF) soulignent l’ampleur et l’intensité de la violence, interpersonnelle et structurelle, à laquelle les femmes se heurtent chaque jour. Nous prenons note des femmes qui sont la cible de violence, en partie en raison de perceptions erronées qui disent que les femmes attirent ou méritent cette violence en raison des croyances qu’on leur attribue ou parce qu’on estime que les femmes ne se conforment pas aux rôles qui leur sont généralement attribués. Si l’on se fie à cela, des femmes comme celles de l’École polytechnique de Montréal n’ont pas leur place à l’université et ne devrait pas s’attendre à être en sécurité.

Contre cette opinion dominante, le CPF exige une conversation différente sur la violence sexiste et la culture du viol, dans laquelle on s’attaquerait aux préjugés sur la violence et les agressions sexistes, souvent normalisées et considérées comme quelque chose d’inévitable. Nous appuyons une culture qui croit les femmes, toutes les femmes, qu’elles soient transgenres, racialisées, autochtones ou handicapées, lorsqu’elles nous disent qu’elles ont été victimes de violence. Le CPF défend les droits des femmes à l’autonomie corporelle et au choix, ainsi que de recevoir des services et soutiens appropriés, qui prennent effectivement en compte leurs besoins.

Plus encore, le 6 décembre, le CPF demande à ce qu’on réfléchisse sur les innombrables façons dont la violence systémique et structurelle affecte les femmes, en allant de l’inégalité salariale aux lois et politiques qui souvent sont censées protéger les femmes, mais qui en fait leur causent des torts indescriptibles, ainsi qu’à leurs familles. Pour cela, nous devons analyser de manière critique et nuancée des lois telles que le projet de loi S-7 ou Loi sur la tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares, qui visent manifestement à protéger les femmes contre la violence, mais qui en fait ajoutent des obstacles qui empêchent les femmes, plus particulièrement des communautés racialisées et marginalisées, à porter plainte et à accéder aux services.

En fait, le projet de loi en question vise les communautés racialisées en pénalisant le mariage forcé, en refusant l’immigration et la migration à certains, et en considérant le problème de la violence comme un problème culturel qui exige une intervention spécifique, même si celle-ci peut se traduire par la détention ou la déportation de certaines femmes. Même s’il existe déjà des lois en place traitant du mariage forcé et des unions polygames, le projet de loi applique plus spécifiquement le droit criminel et de l’immigration aux communautés racialisées, donnant l’impression que ces communautés ont d’une manière ou d’une autre besoin d’un contrôle accru. Les paroles incendiaires de la législation, qui déforme la réalité de la violence dans les collectivités d'immigrants, démontrent que l’objet réel de la législation est de cibler les communautés racialisées. Nous vous encourageons à prendre position contre la Loi sur la tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares. Téléchargez notre lettre demandant l'abrogation du projet de loi S-7.

Le CPF appuie également le Conseil exécutif du SEFPO et des organismes tels que Amnistie internationale, l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation internationale du travail (OIT), qui exigent la pleine décriminalisation du travail du sexe.

Nous sommes d’avis que la criminalisation du travail du sexe ne protège pas les femmes, et certainement pas les femmes autochtones, contre les actes de violence. Au lieu de ça, la criminalisation du travail du sexe conduit souvent à des arrestations, détentions, voire même à la déportation arbitraire de femmes et jeunes filles autochtones. Elle augmente le risque de violence faite aux travailleuses du sexe et le besoin d’interventions médicales et sociales, et réduit l’accès aux services médicaux et sociaux. Les éléments de preuve, rassemblés par exemple par Amnistie internationale dans ses consultations en vue d’élaborer une ligne de conduite pour protéger les droits humains des travailleurs et travailleuses du sexe, démontrent que la criminalisation du travail du sexe ne fait qu’exacerber la marginalisation et la discrimination des femmes.

D’autre part, l’avis qui prédomine que les femmes autochtones travailleuses du sexe sont exploitées, forcées ou trafiquées perpétue l’héritage marqué par la violence coloniale et les méfaits historiques causés par les pensionnats et la rafle des années soixante. Là où les femmes autochtones sont considérées simplement comme des « victimes », le système de justice et les innombrables services sociaux, de santé et de bien-être sont sanctionnés pour arracher de force les femmes et les filles de leur foyer et les détenir sous prétexte qu'elles ont besoin de protection. Téléchargez notre lettre exigeant la pleine décriminalisation du travail du sexe.

En ce 6 décembre, nous vous demandons aussi de vous joindre à nous dans le cadre des activités organisées par le SEFPO pour mettre fin à la violence faite aux femmes.

London (Région 1)

Marche silencieuse/Silent Walk

Le 6 décembre, de 14 h à 16 h, 285, rue King ouest

Veuillez vous joindre au CPF, région 1, pour une marche silencieuse/silent walk en commémoration de toutes les femmes touchées par la violence. Tout le monde est bienvenu. Pour plus d’information, prière de communiquer avec la représentante du CPF de la région 1, Madame Christine Laverty, à l’adresse c.lavopseu@hotmail.com.

St-Thomas (Région 1)

Veillée aux chandelles

Le 4 décembre, à 17 h 30, Parc Pinafore

Veuillez vous joindre au CPF, région 1, pour une veillée aux chandelles. Tout le monde est bienvenu. Pour plus d’information, prière de communiquer avec la représentante du CPF de la région 1, Madame Christine Laverty, à l’adresse c.lavopseu@hotmail.com.

Chatham-Kent (Région 1)

Soirée cinéma Chatham-Kent

Le 2 décembre 2015, à 19 h, Centre des congrès John D. Bradley de Chatham-Kent, 565, rue Richmond ouest, Chatham

No Place to Hide: The Rehtaeh Parsons Story. Le film inclura une discussion sur la cyberintimidation, la culture du viol et la condamnation de la victime. Le stationnement est gratuit et des rafraîchissements sont servis. Pour plus d’information, prière de communiquer avec la représentante du CPF de la région 1, Madame Christine Laverty, à l’adresse c.lavopseu@hotmail.com.

Voir le dépliant de l'activité plus bas.

Hamilton (Région 2)

Les 16 journées d’activisme contre la violence sexiste de Hamilton comprend des activités de sensibilisation et d'éducation sur la violence sexiste, une veillée aux chandelles et une conférencière qui parlera des droits de la personne.

Téléchargez le dépliant de l'activité ici

  • Veillée aux chandelles
    Le 3 décembre 2015, de 19 h à 21 h, Salle des Métallos, 1030, rue Barton est, Hamilton
  • Veillée aux chandelles et présentation sur la violence domestique
    Le 6 décembre 2015, 15 h, bureau régional du SEFPO à Hamilton, salle 1, 505, boulevard York, Hamilton
  • Activité de la Journée des droits de l'homme
    Le 10 décembre 2015, de 17 h à 19 h, bureau régional du SEFPO à Hamilton, salle 1, 505, boulevard York, Hamilton Talli Osbourne saura inspirer la militante en vous avec sa présentation sur les droits de la personne.

Pour de plus amples renseignements sur ces activités, prière de communiquer avec Madame Shana Shipperbottom, représentante du CPF, région 2, à l’adresse shana_shipperbottom@hotmail.com.

Toronto (Région 5)

Veillée : Women Won’t Forget (les femmes n’oublieront pas)

de 17 h 30 à 21 h

Le CPF, région 5, vous invite à une veillée aux chandelles. Joignez-vous à nous pour une soirée de commémoration et de réflexion. Tout le monde est bienvenu. Rencontre au Tim Hortons, 246, rue Bloor ouest, à 17 h 30; la veillée commencera à 18 h sur la promenade des philosophes (Philosopher’s Walk), à l’Université de Toronto. Pour plus d’information, prière de communiquer avec Madame Laura Thompson, représentante du CPF, région 5, à l’adresse opseupwcr5@gmail.com ou visitez la page d’activités sur Facebook.

Voir le dépliant de l'activité plus bas.

Thunder Bay (Région 7)

Service et projection de film

Le 6 décembre, de 11 h à 18 h

Joignez-vous au CPF, région 7, pour un service, un dîner et des activités pour les militants syndicaux et les syndicats, pour commémorer et prendre des mesures pour mettre fin à la violence contre les femmes :

  • Service à 11 h, bureau d’Unifor, 707, avenue Victoria est
  • Dîner à midi, bureau d’Unifor
  • Le service et le dîner seront suivis de la projection du film Walk a Mile in Her Shoes au Silver City.

Pour plus d’information, prière de communiquer avec la représentante du CPF de la région 7, Madame Elaine Kerr, à l’adresse keetbay@gmail.com.