Menu
Menu
lbed_opseu_french_banner.jpg

Arrêtez la privatisation de l'alcool, demande Eddy Almeida aux audiences sur le projet de loi 138

Arrêtez la privatisation de l'alcool, demande Eddy Almeida aux audiences sur le projet de loi 138

Eduardo (Eddy) Almeida at Bill 134 hearing
Eduardo (Eddy) Almeida at Bill 134 hearing
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Mettez un terme à la privatisation en cours de la vente d'alcool, a demandé le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, au gouvernement Ford, à Queen's Park, le 2 décembre dernier.

« La dynamique est simple. La privatisation de la vente d'alcool se traduit par une augmentation du nombre de points de vente. L’augmentation du nombre de points de vente entraîne une hausse de la consommation d’alcool. Et la hausse de la consommation d'alcool ne fait qu’exacerber les souffrances », a dit Eddy Almeida au Comité permanent des finances et des affaires économiques. « En tant qu'agent des Services correctionnels, je l’ai vu de mes yeux. L'alcool mène au crime. Et plus d'alcool mènera à plus de crime. »

Eddy Almeida a présenté le mémoire officiel du SEFPO sur le projet de loi 138 – un projet de loi omnibus qui jette les bases pour élargir la vente d'alcool à des sociétés privées, y compris aux sociétés qui sont propriétaires des chaînes de dépanneurs.

Le premier vice-président trésorier Almeida a indiqué que l’on ne peut pas faire confiance aux sociétés pour vendre une substance contrôlée comme l'alcool parce que leur premier souci est la rentabilité.

« C'est le genre de personnes qui ont été prises en flagrant délit de fixation du prix du pain », a précisé Eddy Almeida. « Peut-on vraiment leur faire confiance pour garder l’alcool hors de la portée des enfants? »

Au lieu de cela, le premier vice-président trésorier Almeida a exhorté le gouvernement à laisser la vente d'alcool là où elle doit être : sous le contrôle responsable de la LCBO.

« La LCBO est la référence absolue en matière de vente responsable d'alcool », a-t-il ajouté. « L'année dernière, les membres du SEFPO qui travaillent dans les succursales de la LCBO ont contesté le droit d’acheter de l’alcool à près de 14 millions de personnes parce qu’ils étaient inquiets que le client soit ivre, mineur ou achète de l’alcool pour une personne mineure.

« Combien y a-t-il eu de contestations du droit d’acheter de l’alcool dans les épiceries? Personne ne sait, car elles n'ont pas de suivi à faire. »

Eddy Almeida a ajouté que la LCBO retourne tous les profits de la vente d'alcool à la population de l'Ontario – plus de deux milliards de dollars dans la seule année dernière.

« Qui profite de la privatisation de l'alcool? Certainement pas les gens qui achètent de l'alcool puisque les prix augmentent. Certainement pas les collectivités qui doivent faire face aux méfaits causés par l'alcool et dépenser l’argent qu’elles auraient pu investir ailleurs pour réparer les dommages », a expliqué Eddy Almeida. « Les seules personnes qui en profitent font partie d’un cercle très restreint : les propriétaires des grandes chaînes d'épiceries et de dépanneurs. »

« Votre gouvernement nous dit qu’il travaille pour le peuple. Commencez par agir pour le peuple et abandonnez le projet de loi 138. »

Une députée conservatrice qui siège au comité, Donna Skelly, a fait remarquer qu'elle n'avait jamais été témoin d'un vol d'alcool dans une épicerie, ce qui montre, selon elle, qu'il n'y a pas de problème.

Le premier vice-président trésorier Almeida a fait part de son désaccord et souligné le fait que l’affirmation schématique de Mme Skelly était pour le moins fausse.

« Personnellement, je n'ai jamais vu un avion tomber du ciel; malheureusement et tragiquement, tout le monde sait que ça arrive », a conclu Eddy Almeida.  « Le vol d'alcool est un problème très sérieux, croyez-moi. »

Mémoire du SEFPO sur le projet de loi 138

Présentation sur le projet de loi 138 du premier vice-président/trésorier, Eduardo (Eddy) Almeida, au Comité permanent des finances et des affaires économiques:

Bonjour,  Mon nom est Eddy Almeida et je suis le premier vice-président/trésorier du SEFPO. Le SEFPO représente 165 000 travailleurs et travailleuses en Ontario.

Nos membres occupent toutes sortes d’emplois.  Mais notre travail de base peut se résumer essentiellement à ceci : veiller à santé, à la sécurité et à la prospérité des Ontariennes et Ontariens et de nos communautés.

Le projet de loi 138 fait exactement le contraire. Il contribue à enrichir un peu plus un groupe de personnes qui sont déjà riches tout en nuisant à la prospérité, à la santé et à la sécurité du reste de la population.

Je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui, ce qui est extrêmement frustrant étant donné l’étendue et la portée de ce projet de loi omnibus. C’est la raison pour laquelle je vais vous présenter notre mémoire, qui contient deux sujets principaux.

Le premier concerne les cliniques qui procurent des services tels que les traitements de fertilité, des services diagnostic et de cardiologie.

Le projet de loi 138 assouplit les critères que le gouvernement doit prendre en compte pour leur octroyer une licence – le gouvernement n'examinera plus le processus qu’elles mettent en place pour contrôler les résultats des soins qu'elles dispensent.

Je sais que ce gouvernement s’efforce de réduire la bureaucratie. Mais en réduisant cette bureaucratie, vous courez le risque de provoquer des souffrances. Alors ne le faites pas.

Le second sujet concerne les nombreux changements qui visent à préparer le terrain pour privatiser encore davantage la vente d’alcool. La section 3 du projet de loi stipule en effet ceci :

« La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario exerce ses pouvoirs et ses fonctions dans l’intérêt public et conformément aux principes d’honnêteté et d’intégrité et de responsabilité sociale. »

L'intérêt public. Les principes de la responsabilité sociale. Non seulement la privatisation de l’alcool échoue, mais elle manque également à son devoir sur ces deux principes. D’autant plus que les prix de l’alcool augmenteront!

Les études l’ont démontré à maintes reprises. Et nous n’en citons que quelques-unes dans notre mémoire.

La dynamique est simple. La privatisation de la vente d'alcool se traduit par une augmentation du nombre de points de vente. L’augmentation du nombre de points de vente entraîne une hausse de la consommation d’alcool. Et la hausse de la consommation d'alcool ne fait qu’exacerber les souffrances.

Selon le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, la consommation d'alcool coûte déjà plusieurs milliards de dollars à la province en soins de santé et en perte de productivité. Cinq milliards de dollars. Chaque année.

Le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies a demandé, comme le SEFPO, un moratoire sur la privatisation de la vente d'alcool. Pour quelles raisons? Parce que la privatisation de l’alcool entraîne une hausse de la consommation qui se traduit par une hausse des méfaits.

Je n'ai pas besoin d'une étude pour le comprendre. En tant qu'agent des Services correctionnels, je l’ai vu de mes yeux. L'alcool mène au crime. Et plus d'alcool mènera à plus de crime.

Mais que fait le projet de loi 138? Il ouvre les vannes. Il retire à la LCBO son pouvoir de contrôle sur l'alcool pour le donner à de riches propriétaires de sociétés.

Comme c'est déjà le cas pour le cannabis, la décision du gouvernement d’autoriser jusqu'à un millier de points de vente privés en Ontario ne fera qu’aggraver la situation.

Peut-on leur faire confiance pour agir dans l'intérêt public? Pour être socialement responsable? C'est le genre de personnes qui ont été prises en flagrant délit de fixation du prix du pain. Peut-on vraiment leur faire confiance pour garder l’alcool hors de la portée des enfants?

La LCBO est la référence absolue en matière de vente responsable d'alcool. L'année dernière, les membres du SEFPO qui travaillent dans les succursales de la LCBO ont contesté le droit d’acheter de l’alcool à près de 14 millions de personnes parce qu’ils étaient inquiets que le client soit ivre, mineur ou achète de l’alcool pour une personne mineure.

Combien y a-t-il eu de contestations du droit d’acheter de l’alcool dans les épiceries? Personne ne sait, car elles n'ont pas de suivi à faire.

Voici une autre chose que la LCBO fait bien : réaliser des milliards de bénéfices pour la population de l'Ontario.

En privatisant la vente d'alcool, on laisse une partie de ces bénéfices aux propriétaires des chaînes d’épiceries et de dépanneurs.