Cercle Des Autochtones

Affirmer notre détermination, unité et solidarité avec les peuples autochtones en ce mois de juin

Affirmer notre détermination, unité et solidarité avec les peuples autochtones en ce mois de juin

OPSEU Indigenous Circle - Cercle des autochtones SEFPO
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En ce mois de juin, à l’occasion du Mois national de l’histoire autochtone, nous célébrons le patrimoine, la culture et la diversité des Premières Nations, des Inuits et des Métis à travers le Canada.

Si ce mois est une occasion importante de souligner les contributions incommensurables que les peuples autochtones ont apportées et continuent d’apporter à la société, c’est également le temps d’écouter et d’apprendre. Il est impératif de nous rassembler pour reconnaître ensemble les discriminations et les désavantages que les peuples autochtones ont endurés au cours de l’histoire.

Dernièrement, l’ensemble de la société canadienne a fait un premier pas et reconnu la douleur et les traumatismes intergénérationnels liés aux pensionnats dont les communautés autochtones parlaient depuis de nombreuses années. Les survivants, leurs familles et les générations futures, qui vivent et travaillent parmi nous, en subissent les nombreuses retombées négatives. Par conséquent, nous ne devons jamais oublier.

Ces derniers jours marquent le premier anniversaire de la découverte des sépultures anonymes de 215 enfants autochtones sur le site de l’ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops, situé sur le territoire de Tk’emlúpste te Secwépemc. D’autres sépultures anonymes ont été découvertes dans d’autres pensionnats du pays depuis lors. Comme on pouvait s’y attendre, ces découvertes ont déclenché une conversation nationale que personne ne peut ignorer.

En dépit de toutes les souffrances qu’ils ont endurées, les Autochtones sont de plus en plus nombreux à se distinguer dans des domaines tels que les arts, la musique, la télévision, le cinéma, le monde universitaire, la science et la technologie. Citons, par exemple, la nomination en juillet 2021 de son Excellence la très honorable Mary Simon, qui est la première personne d’origine autochtone à occuper ce poste et la 30e gouverneure générale du Canada. Mais tous ces jalons ne signifient pas que notre travail est terminé, car nous avons le devoir de continuer à lutter pour l’égalité et l’acceptation alors que nous continuons le travail de décolonisation du Canada.

Le chemin vers la justice et la réconciliation ne sera pas facile, mais les exigences sont claires. Nous ne pouvons pas détourner le regard parce que nous sommes mal à l’aise ni faire l’autruche car cela ne nous mènerait qu’à la complaisance. En tant que syndicat, nous avons la voix collective et la force du nombre pour mandater les changements qui doivent être mis en œuvre. Nous devons faire en sorte que les gouvernements et les dirigeants politiques à tous les niveaux rendent des comptes pour les promesses brisées, car nous ne pouvons plus accepter le statu quo.

Il s’agit de prendre des mesures concrètes pour lutter contre la discrimination systémique qui mène à la surreprésentation des Autochtones dans les systèmes de justice pénale et de protection de l’enfance. Durant la pandémie, nous avons été témoins de l’exacerbation des inégalités qui touchaient déjà de façon disproportionnée les communautés autochtones, comme l’absence d’eau potable, le changement climatique, le manque de logements abordables adéquats et l’accès aux services de santé. Ces réalités sont inacceptables et nous devons agir immédiatement et prendre des mesures pour changer de cap.

La résolution de ces questions est primordiale pour consolider la relation avec les peuples autochtones et pour avancer sur le chemin de la réconciliation qui exige un travail quotidien de notre part et que nous changions tous notre façon de penser et de faire.

Alors que nous élisons de nouveaux dirigeants politiques aux paliers provincial et municipal cette année, nous devons être tenaces et inébranlables pour veiller au respect des accords sur les traités, mais aussi à ce que des mesures soient prises pour répondre aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Mais cela ne peut se faire qu’en adoptant véritablement la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans tout ce que nous entreprenons.

Le Mois national de l’histoire autochtone est l’occasion de consolider la force des peuples autochtones et de leurs communautés, de montrer notre soutien et de s’engager à lutter contre toutes les formes de racisme anti-Autochtones afin de pouvoir affronter et assumer le passé et le présent honteux et déplorables du Canada. Ce n’est qu’en comprenant notre passé que nous pourrons changer les choses et bâtir un avenir meilleur.

Cette conversation ne devrait pas commencer ni se terminer au mois de juin, mais se poursuivre jusqu’à ce que nous ayons assumé la pleine responsabilité et atteint la réconciliation avec tous nos collègues, amis et membres de la famille autochtone.

Solidairement,

JP Hornick, présidente de l’OPSEU/SEFPO
Laurie Nancekivell, première vice-présidente/trésorière de l’OPSEU/SEFPO
Krista Maracle, présidente du Cercle des Autochtones de l’OPSEU/SEFPO