Skip to content
news_press_releases_french.jpg

Service exécrable et secret absolu : les coûts croissants de la privatisation de la vente du cannabis

Cannabis public : Les Ontariens sont en faveur d'un plan responsable - responsibleplan.ca
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Toronto – Retards de livraison. Service à la clientèle médiocre. Problèmes de facturation. Et une absence totale de transparence et de reddition de comptes. La multitude de plaintes à l’encontre de la Société ontarienne du cannabis (SOC) résultent directement du fait que ce service public est exploité comme une société à but lucratif, selon le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.
 
« La vente au détail du cannabis a très mal commencé en Ontario, mais personne ne devrait être surpris. Voilà ce qui se produit quand on fait passer les profits avant les gens », a déclaré le président Thomas. « Doug Ford savait exactement ce qu’il faisait lorsqu’il a retiré la gestion de la SOC à la LCBO. On est vraiment très loin du modèle public. »
 
« Il affirme qu’il gouverne pour la population. Mais les gestes qu’il pose visent essentiellement à maximiser les profits de ses amis et acolytes du Parti conservateur. »
 
Lorsqu’il a créé la SOC, le précédent gouvernement libéral l’a placée sous la direction de la LCBO. La LCBO, qui possède une longue expérience en matière de gouvernance, en particulier au niveau de la transparence et de la vente responsable, a rapporté des milliards de dollars de dividendes à la population de l’Ontario.
 
Mais le gouvernement Ford a pris la décision imprudente et irresponsable de privatiser la vente du cannabis, a retiré la gestion de la SOC à la LCBO et l’a placée sous le contrôle direct du ministre des Finances, Vic Fedeli, faisant fi de la transparence et de la reddition de comptes à la population. 
 
Ce n’est, par exemple, que grâce à une fuite que la population et le SEFPO ont appris que la SOC avait ouvert un entrepôt privé pour gérer les commandes en ligne. Personne ne sait qui est l’entreprise qui a remporté le contrat, combien elle reçoit de notre gouvernement, quels sont les critères d’embauche, tels que les vérifications du casier judiciaire, ni combien elle paye ses employés.
 
« La légalisation de la vente du cannabis était censée apporter de la transparence et de la reddition de comptes à ce marché », a déclaré le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « Mais messieurs Ford et Fedeli veulent travailler dans l’ombre afin de pouvoir graisser la patte à leurs amis et alliés politiques. Si c’est ce que le premier ministre veut dire quand il annonce que l’Ontario est ouvert aux affaires, nous avons un énorme problème. La gestion du dossier du cannabis n’est que du tripotage depuis que le premier ministre Ford est en fonction. »
 
Le président Thomas prédit que les plaintes contre la SOC continueront à s’empiler jusqu’à ce que le gouvernement remette en place un plan de vente du cannabis responsable : un véritable plan public.
 
« Ceux qui disent que le secteur public échoue avec la vente de cannabis en ligne devraient y penser à deux fois », a ajouté le président Thomas. « Le vrai problème ici, c’est la privatisation. Pour résoudre le problème, nous avons besoin d’un détaillant public et responsable qui veillera à ce que la population de l’Ontario bénéficie des revenus de la vente de cannabis tout en procurant un bon service et en assurant la sécurité de nos enfants et collectivités ».

Renseignements :Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931