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L'écho – numéro 64 – Décembre 2020

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Nous venons de vivre une année sans pareille. Mais au moment même où la deuxième vague de la pandémie continue de s’amplifier, nous voulions vous faire parvenir cette version courte, mais importante de L’écho. Continuez à nous suivre en 2021 pour ne pas manquer notre prochain numéro.

Cliquez ici pour télécharger L’écho en version pdf : L’écho-Décembre 2020-Numéro-64-FR

Message du président et du premier vice-président/trésorier : Merci pour tout ce que vous avez fait cette année.

Chères amies, chers amis,

Commençons ce message de fin d’année par ce que nous aimerions vous dire le plus : Merci.

La force de caractère dont vous avez fait preuve tout au long de la pandémie est source d’inspiration.

Vous êtes en première ligne depuis le début de cette pandémie risquant votre propre santé et sécurité pour vendre les boissons alcoolisées de façon sécuritaire et responsable dans les collectivités de la province.

Et ces risques sont réels — n’oublions jamais que plus de 50 de vos collègues ont contracté la COVID-19 au travail. Dieu merci, aucun d’entre eux n’est mort. Mais nous savons tous que la COVID-19 peut causer des séquelles durables. En travaillant durant cette pandémie, vous courez véritablement des risques graves.

Et pourtant, malgré ces risques, et les directives et règlements de santé publique souvent déroutants et en constante évolution, vous continuez à vous présenter au travail.

Au nom de tout le Conseil exécutif de l’OPSEU/SEFPO, nous vous disons merci.

Nous tenons également à remercier tous les membres de votre Exécutif divisionnaire, votre comité provincial sur la santé et la sécurité au travail, ainsi que tous vos dirigeants des comités locaux sur la santé et la sécurité au travail.

Nous savons tous que votre employeur a pris du temps avant de prendre la pandémie au sérieux. Mais grâce à une énorme démonstration de force et à des revendications inflexibles, vos dirigeants, et leur soutien ici à l’OPSEU/SEFPO, ont poussé la LCBO à prendre des mesures pour protéger la santé et la sécurité au travail, comme les écrans aux caisses et le port du masque.

De la même manière, il a fallu faire preuve d’une immense solidarité pour veiller à ce qu’aucun de vos collègues ne soit mis à pied durant la pandémie.

Vous n’avez jamais baissé les bras. Vous n’avez jamais reculé. Et avec l’appui de votre syndicat, vous avez obtenu ce dont vous aviez besoin.

Votre succès est celui de l’OPSEU/SEFPO – et pour cela, nous vous disons aussi merci.

Bien que 2020 soit l’une des années les plus singulières de l’histoire de la LCBO, nous devons souligner le fait que certaines choses n’ont pas beaucoup changé.

Nous pensons surtout à l’actuelle campagne du gouvernement visant à privatiser votre travail de manière furtive.

Bien sûr, ils n’utilisent jamais le terme « privatisation ». Mais quand on lit entre les lignes de tous les changements qu’ils mettent en place par la législation et la réglementation, leur intention est aussi claire que de l’eau de roche : ils veulent donner au secteur privé une part plus importante, toujours plus importante, de la vente d’alcool, ce qui permet à plus de magasins de vente au détail privés, et maintenant à des restaurants et à des bars, de récupérer une part toujours plus importante de votre travail.

Nous savons que c’est une mauvaise idée sur plusieurs fronts.

D’une part, cela réduira inévitablement les ventes dans les succursales de la LCBO et entraînera des pertes de quart de travail et, dans certains cas, la fermeture pure et simple de succursales.

D’autre part, ces pertes de ventes entraîneront une baisse des revenus et une réduction des dividendes qui servent à financer nos services publics essentiels, qui jouent pourtant un rôle primordial, surtout durant cette pandémie.

Et, en dernier lieu, la privatisation de la vente d’alcool est une mauvaise idée car elle se traduira par une augmentation de la consommation d’alcool chez les mineurs, c’est-à-dire une consommation d’alcool irresponsable et plus importante en général. Les experts de la santé publique, qui tirent le signal d’alarme depuis des années, disent que la privatisation conduit à une augmentation de la consommation et engendrera davantage de souffrances et des coûts plus élevés dans les soins de santé, les services sociaux et correctionnels.

En d’autres mots : en même temps que la privatisation de l’alcool réduit le dividende que la LCBO fournit pour les services publics, elle augmente également la demande pour ces services publics. Une situation perdante pour toute la population de l’Ontario.

Alors que cette terrible année 2020 arrive à son terme et que nous attendons avec espoir la prochaine, soyez assurés que vous pouvez compter sur votre syndicat pour continuer à lutter pour garder la LCBO publique. Vous – et tout le monde dans la province – ne méritez rien de moins.

En attendant, nous vous souhaitons, ainsi qu’à vos proches, un très joyeux temps des Fêtes. Nous espérons que vous aurez l’occasion de vous reposer et de vous détendre – vous l’avez bien mérité!

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président de l’OPSEU/SEFPO

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO

Message de la présidente de la LBED : Dans les moments difficiles, on resserre les rangs.

Bonjour à vous toutes et tous,

Au nom de tous les membres de l’Exécutif divisionnaire de la LBED, j’aimerais profiter de cette occasion pour vous souhaiter, à vous et à votre famille, un très joyeux temps des Fêtes.

Nous avons dû faire face ensemble à de nombreuses années difficiles, mais aucune n’avait été aussi difficile que 2020. Jamais auparavant il n’avait été aussi effrayant et dangereux que de travailler en première ligne.

Mais je suis fière du travail que nous avons accompli au service de nos collectivités tout en luttant pour obtenir l’équipement de protection et les mesures de santé et de sécurité que nous méritons.

Face à de tels enjeux, il n’est pas toujours facile de rester uni. Mais alors que nous continuons de traverser la deuxième vague et que nous préparons une ronde de négociations qui s’annonce difficile, notre unité et notre solidarité n’ont jamais été aussi importantes.

J’aimerais aborder directement un problème inédit et non résolu : la fermeture du lundi.

Depuis la fin de mai, l’ExDiv et moi-même demandons à la LCBO de revenir aux heures d’ouverture normales et de rouvrir le lundi.

Pour quelles raisons? Pour deux raisons.

La première raison est liée à la charge de travail. Lorsque les fermetures du lundi ont été annoncées dans les premiers jours de la pandémie, nous avons compris, d’après les commentaires du premier ministre Ford, que la fermeture du lundi permettrait de faire un « nettoyage en profondeur » et de réduire notre exposition auprès de la clientèle.

Mais comme nous le savons tous à présent, l’employeur a décidé de nous donner aucun horaire de travail et a considéré qu’il s’agissait d’un jour de repos. Nous avons toujours dit qu’il ne s’agissait pas d’un jour de repos et nous faisons maintenant sept jours de travail en seulement six jours.

Non seulement c’est injuste pour ceux qui travaillent, mais c’est encore plus injuste pour celles et ceux qui se retrouvent sans quart de travail. Pour cette seule raison, nous nous battons pour la réouverture le lundi.

Mais il y a une autre raison qui justifie notre lutte, et elle est encore plus importante à long terme : plus longtemps nous restons fermés le lundi, plus nous perdons de terrain dans notre combat pour « garder la LCBO publique ».

Lorsque nos succursales sont fermées le lundi, les détaillants privés siphonnent les profits publics dont l’Ontario a désespérément besoin durant cette pandémie mondiale.

C’est donc pour ces deux raisons que j’ai demandé au président Thomas d’écrire au ministre des Finances afin que le gouvernement ordonne à la LCBO de rouvrir le lundi.

Il est important de se rappeler que la fermeture du lundi est loin d’être le seul avantage sur la vente d’alcool qui est accordé au secteur privé.

Le premier ministre et ses ministres sont manifestement sous l’influence de plusieurs lobbyistes puissants qui œuvrent dans les salles de Queen’s Park pour la privation de la vente d’alcool et qui poussent sans relâche pour accroître leurs profits aux dépens du reste d’entre nous.

Le gouvernement cède face aux lobbyistes, cédant des fragments de l’industrie de l’alcool de la LCBO au secteur privé.

Pris individuellement, aucun de ces fragments ne semble très significatif. Mais quand on les additionne tous ensemble, on s’aperçoit que l’addition des pertes pour la LCBO et la population de la province commence à peser lourd.

Dans le domaine de la distribution, le gouvernement a autorisé les brasseries, les caves de vinification et les distilleries à livrer directement de l’alcool aux consommateurs.

Dans le domaine du contrôle des prix, le gouvernement a baissé le prix minimum que les restaurants et bars payent pour les spiritueux, réduisant directement les bénéfices de la LCBO.

Et dans le domaine du commerce de détail, le gouvernement a continué de marcher dans les pas du gouvernement précédent en ce qui concerne l’expansion du commerce de détail privé. En plus de poursuivre l’expansion des ventes dans les épiceries et dans les « comptoirs express », le gouvernement a également :

  • autorisé les bars et restaurants à vendre des  boissons alcoolisées – y compris des boissons mélangées qui doivent être « solidement fermées » – avec les commandes de nourriture à emporter ou à livrer.
  • élargi les horaires de livraison d’alcool de 9 h à 23 h (auparavant, on ne pouvait faire une livraison d’alcool qu’une heure après la fermeture)
  • autorisé temporairement les magasins de vente au détail à vendre de l’alcool deux heures plus tôt, dès 7 heures.
  • autorisé les détaillants en ligne, tels que les fleuristes, à vendre de la bière et du vin dans les paniers cadeaux de nourriture.

L’expansion des commerces de détail privés est mauvaise pour la LCBO et la province de deux façons.

Lorsque les détaillants privés vendent de l’alcool qui n’a pas été distribué par la LCBO, c’est mauvais pour la LCBO et la province à court terme.

Et le commerce de détail privé est mauvais pour la LCBO et la province à long terme parce qu’il se traduira inévitablement par des baisses du chiffre d’affaires dans nos succursales et entrepôts. Et nous perdrons des quarts de travail dans nos succursales et entrepôts. Et certaines succursales disparaîtront au fur et à mesure.

Prises dans leur ensemble, toutes ces petites privatisations finissent par devenir un très gros problème.

Mais je veux que vous sachiez que votre ExDiv et moi-même combattons tous ces changements en votre nom. Avant et pendant la pandémie, notre priorité a toujours été d’assurer votre santé et sécurité au travail et de combattre la privatisation de votre travail.

En faisant front ensemble, nous pouvons assurer la sécurité de notre travail et de nos emplois.

Solidairement,

Colleen Macleod
Présidente de la LBED

Exécutif divisionnaire – Division des employés de la Régie des alcools

Colleen MacLeod, (section locale 5107) présidente, lbedchair@rogers.com
Jeremy Trainor, vice-président, lbedvicechair@gmail.com
Tracy Vyfschaft, secretaire/trésorière, vyfschafttracy@gmail.com
Jamie Kensley, (section locale 681) président, Comité anti-privatisation, jamienji@gmail.com
Shelly Robitaille, (section locale 162) présidente, Comité des pensions et des avantages sociaux, srobitaille77@hotmail.com
Craig Hadley, (section locale 5109) président, Comité de la formation et des communications, craigh22@gmail.com
Debbie McGuinness, (section locale 5110) présidente, Comité sur la santé et la sécurité au travail, debbiemcguinness01@gmail.com

Une publication du Comité de la formation et des communications de la LBED

Craig Hadley, président, craigh22@gmail.com
Rachel Brunet, membre, rachel_brunet_5@live.ca
Michael Hamilton, membre, mikeham088@gmail.com