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SEFPO Coalition des traveailleurs racialises

Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale

International day for the elimation of racial discriminition
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En 1966, l’Organisation des Nations Unies a officiellement désigné le 21 mars comme la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Depuis 1966, les pays du monde entier s’efforcent de mettre fin à la discrimination sociale.

Cinquante-quatre ans plus tard, nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Chaque année, le 21 mars, nous nous souvenons des 69 personnes qui ont perdu la vie en 1960, lorsque la police a ouvert le feu sur un groupe de manifestants pacifiques à Sharpeville, en Afrique du Sud. Ils protestaient contre les lois de ségrégation raciale, « l’apartheid », qui limitaient là où les gens pouvaient vivre, travailler et voyager à l’intérieur du pays. Des lois qui interdisaient à la population noire d’entrer dans les quartiers blancs. L’apartheid est un mot d’origine afrikaans qui signifie séparation ou ségrégation raciale. 

La fin de l’apartheid au début des années 1990 et l’élection du premier gouvernement démocratiquement élu en 1994 n’ont malheureusement pas mis un terme à la division raciale en Afrique du Sud. On avait présumé que ce nouveau gouvernement, dirigé par Nelson Mandela, éliminerait l’intolérance et la ségrégation raciale. Mais cela n’a cependant pas été le cas. Nombre de personnes ont comparé cela à la fin de l’esclavage, qui n’avait pas apporté la liberté ni l’acceptation totale des Noirs en Amérique du Nord et en Europe.

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, est fier de l’engagement du SEFPO pour combattre toutes les formes de racisme, y compris et le racisme systémique et le racisme anti-Noirs.

« Nous poursuivrons nos effort tant que toutes les formes de racisme subsisteront dans les collectivités et les lieux de travail de l’Ontario », a déclaré Smokey Thomas.

Le 23 décembre 2013, l’ONU a proclamé la décennie du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2024, comme la « Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine ». Cette déclaration contenait un cadre visant à aider les gouvernements dans leur lutte pour mettre fin à l’injustice et à la discrimination raciale durant cette période.

« Le 21 mars de cette année marque le point médian de cette initiative, a déclaré Peter Thompson, président de la Coalition des travailleurs racialisés (CoTR) du SEFPO. « C’est alarmant de constater que le racisme anti-Noirs continue à sévir dans nos collectivités. Nous continuons de subir le profilage racial. Nous représentons un pourcentage élevé des individus qui sont incarcérés dans notre système de justice pénale et nos enfants sont menottés dans nos écoles.  

Il nous reste encore un long chemin à parcourir ».

La pandémie de la COVID-19, qui provient de Wuhan, en Chine, nous a montré combien le racisme touche d’autres communautés racialisées.  La propagation de la haine et de la violence contre les personnes d’origine asiatique et chinoise est un exemple qui illustre combien c’est facile de stigmatiser un groupe de personnes en particulier. Les stéréotypes sont amplifiés, en particulier dans les médias sociaux, qui contribuent à amplifier la crainte infondée des gens à l’égard d’une communauté en particulier.

La situation actuelle du monde nous enseigne que, en tant que communauté mondiale, nous devons agir ensemble, en faisant preuve de solidarité avec autrui et en laissant nos différences de côté. Historiquement, la notion de race a été utilisée pour diviser les groupes. Nous sommes à un moment de l’histoire où cette division ne doit tout simplement pas entraver le travail et les progrès qui restent à accomplir pour assurer notre survie.