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La crise dans le secteur de la santé mentale en Ontario peut être gérée d’une meilleure façon; des vies en dépendent

OPSEU Mental Health Division / SEFPO Division de la sante mentale du SEFPO
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Partout dans le monde, des gens souffrent. Ce n’est pas différent en Ontario. Des millions de gens souffrent de problèmes de santé mentale chaque jour, et aujourd’hui, avec cette pandémie globale, le bien-être de notre population a atteint un point de crise. 

Chaque année, le 10 octobre, partout au monde, on observe la Journée mondiale de la santé mentale. C’est une journée de sensibilisation pendant laquelle on peut échanger des idées et créer les outils nécessaires pour lutter contre cette crise chaque jour de l’année. 

Cette année, la COVID-19 a exposé les faiblesses de notre système de santé mentale provincial. Des gens perdent leur emploi, ébranlés par la maladie ou le décès d’êtres chers et confrontés à un avenir incertain. L’Ontario a la possibilité de miser sur les investissements existants pour créer un système de santé mentale vraiment réceptif et efficace, fondé sur des programmes financés de manière appropriée et accessibles. Cela permettra de s’assurer que chaque communauté dispose des services et du soutien nécessaires. 

Les communautés noires et autochtones, par exemple, ont des besoins qui méritent une attention importante et immédiate. Ils éprouvent une angoisse mentale intense à cause du racisme systémique et ont un risque plus élevé de suicide que l’ensemble de la population. Nous pouvons, et devons, faire mieux pour tout le monde. 

Le modèle d’équipe de crise mobile, en Ontario, est un excellent exemple de la façon de le faire. 

Ce modèle s’est avéré efficace et réduit les interventions coûteuses. Le gouvernement doit stabiliser le financement permanent et élargir ce programme dans l’ensemble de la province parce qu’il permet de réduire le nombre d’arrestations coûteuses et d’admissions hospitalières, et parce qu’il sauve des vies. 

Les tribunaux de santé mentale donnent également des résultats positifs. Il y en a actuellement 19 dans la province. Il en faut davantage pour détourner proactivement les populations racialisées, qui sont surreprésentées dans un système de justice pénale qui n’est pas conçu pour soutenir les problèmes de santé mentale. 

Selon l’Association canadienne pour la santé mentale, environ 10 % des Ontariens sont aux prises avec une dépendance. En 2019, la vérificatrice générale provinciale avait mentionné que les temps d’attente pour les services de traitement des toxicomanies avaient augmenté et que les personnes dans le besoin n’avaient pas accès à des services communautaires de traitement des toxicomanies efficaces et prompts. 

Les données sont claires, investir dans des services communautaires de santé mentale, qui comprennent déjudiciarisation, intervention précoce, intervention en cas de crise, traitement des toxicomanies et suivi, permet d’économiser des fonds publics et d’empêcher les Ontariens de devoir accéder à des services plus coûteux. 

Au nom des milliers de membres de l’OPSEU/SEFPO qui travaillent dans le domaine de la santé mentale, l’OPSEU/SEFPO souhaite à tous et à toutes une Journée mondiale de la santé mentale positive et heureuse. 

Pour lire la soumission de l’OPSEU/SEFPO, Recommandations de l’OPSEU/SEFPO à la ministre de la Santé et des Soins de longue durée : Des services en santé mentale et toxicomanie élargis et culturellement sensibles épargnent des vies et de l’argent, cliquez ici.