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La privatisation en fête

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La lettre suivante a été présentée au Hamilton Spectator par notre premier vice-président/trésorier Eduardo (Eddy) Almeida :

La privatisation en fête

La privatisation promet des économies aux contribuables. Mais ne vous y trompez pas. C'est une question de gros sous. Pourtant, la privatisation est une industrie qui ne cesse de croître.

Pourquoi? Parce qu'il y a de l'argent à faire, c’est tout.

Récemment, la vérificatrice générale Bonnie Lysyk nous a fait savoir que les libéraux de l'Ontario avaient payé 8 milliards de dollars de plus que nécessaire pour mener à bien certains projets d'infrastructure à travers la province.

C'est 600 dollars par habitant en Ontario, hommes, femmes et enfants. De l'argent qu'on aurait pu utiliser pour des services publics de qualité et des projets d'infrastructure municipaux.

Au lieu de mettre en place des mesures de reddition de comptes à l'interne, le gouvernement s'entête à vouloir conclure des ententes de privatisation qui promettent la modernisation de l'infrastructure.

Il est temps que les politiciens se réveillent. L'impartition des services publics ne donne rien de bon!

Les partenariats publics-privés délient trop largement les cordons de la bourse publique et ne prévoient aucun mécanisme de surveillance pour protéger le contribuable.

Dans les budgets et à temps est un objectif facile à réaliser quand on peut délibérément augmenter les budgets. Nous avons besoin de transparence et de reddition de comptes.

Tandis qu'on vante les vertus des P3, des projets soi-disant mutuellement bénéfiques, l’expérience en Ontario démontre clairement le contraire.

Les politiciens élus à court terme sont peu intéressés à protéger les intérêts à long terme du contribuable. Il importe davantage au politicien du jour de se faire réélire ou de se construire un nid douillet pour l'avenir.

La budgétisation responsable est réduite au « grosso modo ». Et ce sont des « estimations au pifomètre » qu’on insère dans les contrats, lesquelles laissent une certaine marge de manœuvre, laquelle permet au fournisseur privé de profiter du manque de diligence du gouvernement. Le libellé des contrats protège les intérêts du privé, pas les nôtres.

Et tout cela se déroule sous nos yeux, déguisé en économies de coûts.

Malheureusement, ces économies se matérialisent rarement. Le diable est dans les détails du contrat.

Changements de niveaux de services? Il faut payer.

Modification des exigences? Là aussi il faut payer. 

Changement de fournisseurs? Et voilà… comme par magie, le prix a maintenant doublé.

Et qui en subit les conséquences? Vous et moi.

Le manque de surveillance et gouvernance rigoureuses permet aux entrepreneurs de jouer les voyous en dépassant les coûts. Les niveaux de service ne sont pas respectés. Et ce sont les gens qui comptent sur les services qui pâtissent de l'impartition.  

Retouches, reprises et remaniements s'ensuivent. Et là encore, il faut payer.

C'est ici qu'on s'engraisse. Changer de contrat s'accompagne souvent de pénalités. Le gouvernement et les contribuables sont tenus en otage.

Davantage de pénalités égalent davantage d'argent. Et les primes versées aux cadres coulent à flots.  

Et les libéraux ne semblent pas s'en faire.

Le régime Wynne est tombé sous le joug de la rue Bay et n'a prévu aucun plan d'évasion.

Et où est le problème exactement?

Les libéraux mènent la danse et tous leurs amis plongent le museau dans l'auge.

Mauvaise gestion? Pas du tout. Les libéraux gèrent fort bien les intérêts de leur acolytes. Ainsi, à moins qu'on demande la tenue d'une enquête publique dans l'industrie de la privatisation, la fête durera trois ans.  

Il est temps de couper le courant.

It’s time to pull the plug.