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Le président Thomas estime qu’il est encore temps de revoir le plan improvisé sur le cannabis, dont les fondations se fissurent déjà

Toronto – Alors que les protestations s’accentuent envers Doug Ford et son plan éventé de privatiser la vente de cannabis, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, exhorte l’inexpérimenté premier ministre à procéder à un second examen objectif de son plan.

« Les fondations de ce plan improvisé se fissurent déjà et les gens se rendent compte qu’il causera d’innombrables problèmes », déclare le président Thomas. « Qui va payer pour tous les services de police supplémentaires dont nous aurons besoin? Qui va payer pour tous les inspecteurs supplémentaires? »

« À part les profiteurs et les membres du crime organisé, à qui d’autre ce plan bénéficiera-t-il réellement? À personne. »

Depuis les fuites dans les médias de la semaine dernière, un nombre croissant de politiciens municipaux et de chefs de file communautaires – y compris John Tory, le maire de Toronto, – ont exprimé leurs préoccupations au sujet des coûts imprévus relatifs à l’application de la loi et à la santé publique engendrés par ce passage soudain au système privé.

Le président Thomas a souligné le fait que les sondages d’opinion montrent que le plan original, qui consiste à vendre le cannabis dans les magasins qui appartiennent au secteur public et qui sont gérés par la Société ontarienne du cannabis, jouit d’un large appui dans la population.

« Si Doug Ford souhaite réellement gouverner “Pour le peuple”, il veillera à ce que le cannabis soit vendu de la façon dont les gens le veulent : de façon sécuritaire et responsable », a indiqué le président Thomas. « Ils ne veulent pas d’un certain nombre d’organisations louches qui font passer les profits avant les gens. »

Le président Thomas reconnaît que le plan original, qui prévoyait l’ouverture de seulement 40 points de vente publics lors de la première année, n’était pas parfait.

« Doug Ford sait mieux que quiconque que les trafiquants de drogue locaux ne cesseront pas leurs activités si on ouvre seulement 40 points de vente à travers la province », a ajouté le président Thomas. « Mais ce n’est pas une bonne raison pour abandonner complètement les points de vente publics. »

« Si le premier ministre croit vraiment à la concurrence, pourquoi n’autorise-il pas l’ouverture de magasins publics à côté des magasins privés? », a demandé le président Thomas. « Après une année, nous verrons bien si les gens préfèrent les points de vente à but lucratif ou les points de vente publics d’excellente qualité. » 

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931