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Le président Thomas demande à tous les partis de mettre un terme à la privatisation

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas speaking into a microphone during the We Own It Town Hall in Kingston
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Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande aux politiciens à tous les paliers et de tous les partis de renoncer publiquement à la privatisation et aux P3. 

« La preuve est faite : la privatisation coûte plus et produit moins », a déclaré Monsieur Thomas dans le cadre d’une réunion publique « Nous avons fait face à une catastrophe de privatisation après l’autre dans cette province, notamment la 407, les usines à gaz et, bien entendu, notre électricité.

« La privatisation nous a déjà coûté des milliards et des milliards de dollars. Il est temps d’y mettre fin. »

Plus de 100 personnes ont assisté à la réunion, la majorité d’entre elles ont exprimé leurs préoccupations à l’égard des dommages que cause la privatisation dans les services publics. Monsieur Thomas a encouragé son auditoire à s’impliquer en participant à la campagne populaire contre la privatisation appelée Ça nous appartient que soutient le SEFPO. « Notre objectif est de forcer les politiciens à tous les niveaux à se prononcer contre la privatisation. »

woi_kingston_town_hall_23.jpgPlus de 100 personnes ont pris part à une assemblée publique de la campagne Ça nous appartient sur la privatisation des services publics, qui a eu lieu à Kingston le 6 février dernier

Monsieur Thomas était entouré d’un certain nombre de politiciens, dont deux conseillers municipaux de Kingston, Mary Rita Holland et Jeff McLaren.

Les deux conseillers se sont déclarés personnellement contre la privatisation, et tous les deux ont promis d’encourager le Conseil municipal de Kingston à se prononcer officiellement contre la privatisation. Ils se sont également engagés à pousser le conseil à renoncer à ses plans de P3 pour financer son troisième pont traversant la rivière Cataraqui.

« La composition du conseil est assez favorable en ce moment à l’adoption d’une motion anti-privatisation », a déclaré Madame Holland.

Monsieur McLaren en a convenu et a fait remarquer que lorsque le troisième pont avait été proposé, le conseil d’alors avait demandé au personnel de préparer une proposition de financement à l’aide du modèle P3.

« Le conseil a demandé à son personnel d’examiner le modèle P3, mais nous avons désormais une véritable occasion de changer tout cela », a ajouté Monsieur McLaren. « Il y a une vacance au sein du conseil en ce moment. Si nous élisons un autre conseiller municipal progressiste, nous aurons la majorité et nous serons en mesure d’instruire le personnel à laisser tomber le modèle P3. »

Melissa Coenraad, technicienne de laboratoire dans la région d’Ottawa, qui participait elle aussi à la réunion, a déclaré que la privatisation des tests médicaux en laboratoire ne fait pas que coûter plus cher, elle met aussi en danger la sécurité du public.

« Une femme qui travaille dans un des laboratoires privés m’a récemment dit que sur un lot de 30 tests, les indicateurs de contrôle de la qualité étaient revenus négatifs. Cela signifie que les tests n’avaient vraisemblablement pas fonctionné. Ils n’étaient sans doute pas exacts », a dit Madame Coenraad à la foule. « La femme a demandé à son superviseur si elle pouvait répéter les tests, mais le superviseur a dit non parce que ça aurait coûté trop cher. »

« Ainsi, ces résultats, probablement inexacts, ont été remis tels quels aux médecins et à leurs patients. C’est ça la privatisation. Et c’est pourquoi la privatisation ne devrait pas exister. »

Taras Natyshak, député provincial du comté d’Essex, s’est fait l'écho des préoccupations de Madame Coenraad, et a remercié les gens venus à la réunion. « Chaque personne dans cette salle a un rôle clé à jouer dans la protection de la qualité de nos services publics », a-t-il déclaré. « C’est pendant des réunions comme celle-ci que nous formons notre riposte. »

Niki Ashton, députée au Manitoba, une des experts présents, a mis les participants au défi de « voir grand » et de travailler activement par l’entremise de campagnes comme Ça nous appartient pour stopper la privatisation, voire même rendre au public les services et les biens précédemment privatisés.

« Dans ma communauté, Churchill, Manitoba, ils ont privatisé le port en 1997. Aujourd’hui, le milliardaire américain a fermé le port et déclaré qu’il ne le rouvrirait pas sans subsides publics », a déclaré Madame Ashton. « La solution semble évidente ici. Nous devons reprendre notre port. Nous devons le nationaliser. »

Monsieur Thomas a encouragé le public à rester optimiste; la privatisation peut être stoppée, voire même être renversée.

« J’invite tout le monde ici à vous inscrire à notre campagne Ça nous appartient », a-t-il encore dit. « Ensemble, nous pouvons garder nos services publics publics. »