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Le président du SEFPO, Smokey Thomas, demande aux chefs de parti de se prononcer clairement contre la vente d’alcool fort dans les épiceries

Picket sign reading "Stop privatizing our LCBO" at a rally.
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, pose la question suivante aux chefs de parti qui espèrent devenir premier ministre de l’Ontario : « Vous engagerez-vous envers la santé publique en prenant clairement position contre la vente d’alcool fort dans les épiceries? ».

« Permettre aux chaînes d’épiceries de mettre de l’alcool fort sur leurs étagères reviendrait à tendre les clés d’un véhicule à une personne qui vient de boire quelques verres, un désastre à tous points de vue », a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « L’alcool est une substance contrôlée pour une raison; s’il n'est pas vendu et distribué de manière responsable, il peut avoir des répercussions importantes et dangereuses. »

Monsieur Thomas a déclaré que le récent scandale de fixation des prix du pain démontre bien qu’on ne peut pas se fier à des sociétés telles que Loblaws, Sobeys et Metro, qui font passer les profits avant les gens.

« L’appât du gain nuit au bon jugement », a souligné Monsieur Thomas. « Je crois que faire confiance aux chaînes d’épiceries pour vendre le vin et la bière est une grosse erreur. Et ce serait encore une plus grosse erreur de croire que ces sociétés feront en sorte que nos enfants et les personnes qui souffrent de dépendances n’achètent pas de vodka ou de whisky. »

Les commentaires de Monsieur Thomas suivent la nouvelle qu’un groupe de pression appelé Spirits Canada aurait dit qu’il ne serait pas juste que le gouvernement provincial autorise les chaînes d’alimentation à vendre de la bière et du vin mais pas de l’alcool fort. Le groupe de pression a déclaré qu’au Québec, la consommation d’alcool fort a baissé de façon spectaculaire parce qu'il n'est pas disponible dans les épiceries, confirmant tout simplement les dires de Monsieur Thomas.

« Commettre deux erreurs ne va rendre les choses ni justes ni équitables », a ajouté Monsieur Thomas. « La meilleure façon de corriger cette « injustice » n’est pas d’autoriser la vente d’alcool fort dans les épiceries, c’est d’en retirer la bière et le vin. »

Denise Davis, présidente de la Division des employés de la Régie des alcools de l'Ontario du SEFPO, admet que le gouvernement devrait limiter la vente d’alcool dans les épiceries plutôt que de l’élargir.

« Un nombre croissant de recherches démontrent que plus l’alcool est facile à obtenir et plus il peut faire de dégâts », a déclaré Madame Davis. « Maladies et décès augmentent en proportion avec la disponibilité de l’alcool. »

Selon Madame Davis, la LCBO a une expérience longue et excellente de vente d’alcool responsable. En 2016-2017, par exemple, le personnel de la LCBO a interrogé plus de 14,4 millions de personnes et refusé d’en servir plus de 250 000, en majorité pour des raisons d’âge. Aussi, La LCBO embauche des entreprises qui envoient des clients mystère pour s’assurer que le personnel de la LCBO vérifie la carte d’identité de toute personne ayant l’air d’avoir moins de 25 ans.

Monsieur Thomas a dit que c'est un problème de santé publique si important que les Ontariens méritent de savoir ce que les chefs de parti pensent à ce propos.

« Nous savons qu'en 2016, la personne qui préside aujourd’hui au Conseil d'administration de la LCBO a examiné la question et déterminé que l’alcool fort ne devrait pas être vendu dans les épiceries », a ajouté Monsieur Thomas. « Nous avons le droit de savoir si l'un des chefs de parti a l’intention de faire passer les profits des entreprises avant la santé publique. »

Pour plus d’information :
Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO 613-329-1931