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Le président Thomas dans le Sun : Les écoles de l’Ontario peuvent fonctionner en toute sécurité malgré la COVID-19

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas with a Toronto Sun logo.
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Dans un éditorial du Toronto Sun, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, discute de l’importance de la collaboration entre les employeurs et les syndicats pour faire en sorte que les écoles de l’Ontario fonctionnent en toute sécurité en septembre. Il demande au premier ministre Ford et au ministre Lecce de consulter tous les acteurs du secteur de l’éducation au sujet du plan de réouverture.

« Retarder le début de l’année scolaire d’une semaine ou deux pour tenir des consultations fructueuses semble être la bonne dose de prévention qui pourrait grandement contribuer à calmer les nerfs à vif. Nous avons fait beaucoup trop de progrès ensemble pour laisser les choses nous échapper maintenant », écrit le président Thomas.

« L’Ontario doit donner l’exemple et montrer aux élèves à quoi ressemble un travail d’équipe efficace. En travaillant ensemble, en écoutant, en communiquant et en suivant les directives de santé publique, nous pouvons réduire les risques. »

Lire l’article au complet ci-dessous :

Le président Thomas : Les écoles de l’Ontario peuvent fonctionner en toute sécurité malgré la COVID-19

La réouverture des écoles de l’Ontario en septembre est essentielle au bien-être de nos enfants et je suis heureux de constater que le gouvernement en convient également.

Il faudra travailler énormément en peu de temps pour y arriver, mais je suis convaincu que si nous travaillons ensemble — les syndicats, le gouvernement, la santé publique, les conseils scolaires et les travailleurs de première ligne — nous trouverons la bonne voie pour rouvrir nos écoles de la façon la plus sécuritaire possible.

Les écoles sont des endroits où nos enfants acquièrent des compétences sociales, où ils apprennent à travailler en équipe, où ils obtiennent du soutien et des conseils en santé mentale et où ils jouent et explorent.

L’école est l’environnement le plus influent — en dehors de la maison — sur le développement de l’enfant.

Pour les enfants ayant une incapacité et ceux issus de familles à faible revenu, nos écoles offrent des ressources importantes comme des programmes d’alimentation, des services d’éducation de l’enfance en difficulté, l’accès à Internet et du soutien pour répondre à leurs besoins en développement.

Nos écoles offrent également un espace d’apprentissage sécuritaire aux enfants pendant que les parents travaillent ou s’occupent de leurs plus jeunes enfants. Durant les quatre derniers mois, les fermetures d’écoles et de garderies ont imposé un fardeau plus lourd sur les femmes en particulier, car elles sont le plus souvent la pourvoyeuse principale de soins de la famille.

Et n’oublions pas que des écoles, des sous-sols d’églises et des salles louées abritent également des programmes d’apprentissage des adultes. Il est donc impératif que l’on tienne compte de la sécurité de ces étudiants et travailleurs.

Il est important que les choses retournent à la « nouvelle normalité », mais la pandémie a changé cette normalité pour les années à venir.

Alors que nous travaillons à ramener nos étudiants et travailleurs de l’éducation dans la salle de classe, la sécurité doit être notre priorité absolue. Nous devons garder à l’esprit que les écoles sont également des lieux de travail.

Pour engager notre système d’éducation dans cette nouvelle normalité, on doit écouter la voix de toutes les parties prenantes qui sont impliquées. Les employeurs doivent écouter les préoccupations des travailleurs de première ligne et engager les comités sur la santé et la sécurité au travail pour élaborer la planification initiale et les plans d’urgence dans l’éventualité d’une d’éclosion.

Il faut de surcroît tenir compte de la situation personnelle des travailleurs et des élèves.

Lorsque le retour à l’école pose des risques pour les travailleurs de l’éducation qui ont des problèmes de santé, comme une maladie auto-immune, on doit mettre en place des accommodements pour que ces travailleurs puissent trouver leur place dans la nouvelle normalité. Lorsque des travailleurs vivent dans un foyer multigénérationnel, on doit faire preuve d’une très grande prudence et appliquer le principe de précaution.

Quand on réfléchit à tout ce qu’on a appris durant la pandémie, on peut considérer la réouverture prévue des écoles en septembre avec optimisme et confiance. Depuis le début de la pandémie, des dizaines de milliers de membres du SEFPO ont courageusement travaillé en première ligne dans des postes à haut risque. Bien qu’un test positif soit un test de trop, on a recensé jusqu’à présent que quelque 300 tests positifs à la COVID-19 parmi ces travailleurs qui font un travail très exposé et à haut risque. Il s’agit d’un résultat qui illustre comment les risques peuvent être réduits lorsque les employeurs et les syndicats travaillent côte-à-côte et avec diligence pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs et du public.

La réouverture de nos écoles est un pas dans la bonne direction pour soutenir le développement des élèves de l’Ontario, remettre notre économie sur les rails et permettre aux familles et aux collectivités de se redresser et de se rétablir. Il y aura des revers, mais plutôt que de pointer du doigt, mon syndicat et mes membres demandent au gouvernement de faire de son mieux pour y parvenir.

À cette fin, nous demandons un bref délai pour permettre à tous les joueurs de faire partie d’un plan qui donne la priorité à la santé et à la sécurité. Retarder le début de l’année scolaire d’une semaine ou deux pour tenir des consultations fructueuses semble être la bonne dose de prévention qui pourrait grandement contribuer à calmer les nerfs à vif. Nous avons fait beaucoup trop de progrès ensemble pour laisser les choses nous échapper maintenant.

L’Ontario doit donner l’exemple et montrer aux élèves à quoi ressemble un travail d’équipe efficace. En travaillant ensemble, en écoutant, en communiquant et en suivant les directives de santé publique, nous pouvons réduire les risques.

Et c’est là, peut-être, la leçon la plus importante.

C’est pourquoi je dis ceci au premier ministre Doug Ford et au ministre Stephen Lecce : Levez le pied de l’accélérateur pendant quelques semaines. Parlons-nous et faisons en sorte de bien faire les choses. Ensemble, nous sommes plus forts.