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Le président Thomas dans le Sun : Il est temps que M. Trudeau cesse ses remontrances et coopère

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas with Toronto Sun logo
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Le premier ministre Justin Trudeau doit arrêter de réprimander les dirigeants provinciaux et commencer à coopérer avec eux, a déclaré le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, dans un éditorial du Toronto Sun publié le 16 novembre.

« Quelqu’un doit dire au premier ministre que personne n’aime les rouspéteurs, surtout quand le rouspéteur est lui aussi responsable des problèmes dont il se plaint », a écrit M. Thomas. « Les leçons de morale ne sont pas appréciées. Et elles ne sont certes pas utiles non plus, surtout venant d’une personne qui pourrait aider plutôt que de simplement jeter des pierres. »

Monsieur Thomas a déclaré qu’au lieu de se concentrer sur les fermetures et confinements, le premier ministre Trudeau devrait plutôt aider les provinces à investir dans l’expansion de notre système public de soins de santé.

« Si nos hôpitaux, nos foyers de soins de longue durée et nos réseaux de soins à domicile avaient la capacité de gérer en toute sécurité les zones à risque et les flambées, les confinements et les fermetures ne seraient pas aussi nombreux. »

Voici le texte intégral de l’éditorial : (traduction libre)

Monsieur Thomas : Il est temps que M. Trudeau cesse ses remontrances et coopère

Warren ‘Smokey’ Thomas

Le 16 novembre 2020

Quelqu’un doit dire au premier ministre que personne n’aime les rouspéteurs, surtout quand le rouspéteur est lui aussi responsable des problèmes dont il se plaint.

La semaine dernière, Justin Trudeau a pris les ondes pour gronder et humilier les provinces et les municipalités, lesquelles s’efforcent de trouver l’équilibre entre la pandémie et les besoins de la population.

« J’espère qu’aucun dirigeant dans notre pays ne relâche sa vigilance relativement à la santé publique parce qu’il se sent pressé de ne pas fermer des entreprises ou ralentir notre économie », a-t-il déclaré.

Les leçons de morale ne sont pas appréciées. Et elles ne sont certes pas utiles non plus, surtout venant d’une personne qui pourrait aider plutôt que de simplement jeter des pierres.

Les cabinets provinciaux et les conseils municipaux du pays subissent tous d’énormes pressions.

Il est évident qu’ils doivent faire face à la pandémie et prendre des mesures pour arrêter la propagation du virus.

Et je déclare publiquement que même si d’un point de vue politique, c’était opportun, du point de vue santé, il n’était pas judicieux pour le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique de tenir des élections anticipées en pleine pandémie.

Mais pour la plupart, nos gouvernements provinciaux et municipaux font de leur mieux pour trouver l’équilibre entre notre besoin de sécurité et le besoin des citoyens de continuer de vivre et gagner leur vie.

Malheureusement, ces gouvernements sont écrasés sous le fardeau de leurs dépenses de santé. Et le gouvernement Trudeau pourrait faire plus, beaucoup plus, pour alléger ce fardeau.

Si nos hôpitaux, nos foyers de soins de longue durée et nos réseaux de soins à domicile avaient la capacité de gérer en toute sécurité les zones à risque et les flambées, les confinements et les fermetures ne seraient pas aussi nombreux.

Si nous avions de meilleures infrastructures de santé et un plus grand nombre de héros aux premières lignes, nous parviendrions mieux à contenir la pandémie, sans toutes les perturbations.

Même avant la pandémie, nous savions que notre système de santé se faisait dangereusement distancer par la demande croissante.

Ici, en Ontario, un certain nombre de nos hôpitaux fonctionnent à pleine capacité ou plus depuis des années. La médecine de couloir est entrée dans les normes. Les salles de conférence sont converties en chambres de patients. Et les ambulances sont forcées d’attendre aux portes des urgences, parfois pendant des heures, parce qu’aucun lit n’est disponible pour les personnes qu’elles transportent.

Et c’est la même histoire ailleurs. Même avant la pandémie, nos systèmes de soins de longue durée et de soins à domicile étaient en proie à des manques massifs de moyens de base et à d’incroyables temps d’attente.

Les professionnels de la santé comme ceux qui sont membres de l’OPSEU/SEFPO sonnent l’alarme depuis des années. Les investissements publics en santé n’ont tout simplement pas été à la hauteur des besoins et des coûts croissants.

Oui, renforcer les capacités du système de santé demandera de gros investissements, et surtout de la part du gouvernement fédéral.

Mais c’est la bonne chose à faire. Et pas seulement ça, c’est la tendance à suivre.

Un certain nombre de sondages d’opinion publique, dont un commandé par mon syndicat plus tôt cette année, montrent clairement que les Ontariens et les Canadiens sont beaucoup plus intéressés à investir dans des services publics qui nous permettent de rester en santé et qui assurent notre sécurité qu’à se laisser envahir par le souci des déficits.

Un système de soins de santé plus solide nous aidera à traverser cette pandémie et nous protégera d’autres pandémies qui, selon les experts, sont inévitables.

Premier ministre, le temps n’est plus aux beaux discours.

Il est temps de cesser de gronder les autres politiciens et de commencer à coopérer.

Nous avons besoin de voir les choses bouger dans le système de santé du Canada. Maintenant.

— Warren (Smokey) Thomas est le président de l’OPSEU/SEFPO