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Le président Thomas dans le Sun : Les syndicats sont ici pour les travailleurs, pas pour l'élite des entreprises

Warren (Smokey) Thomas, OPSEU President, speaking at Convention
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Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a écrit un éditorial pour le Toronto Sun sur le rôle essentiel que continuent de jouer les syndicats dans un monde dominé par les grandes entreprises et les hommes politiques qu’elles financent. Vous pouvez le lire en ligne et ajouter vos commentaires ici. En voici le texte dans son intégralité : Les syndicats sont ici pour les travailleurs, pas pour l’élite des entreprises Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO Après des décennies de rémunérations exagérées et d’à-côtés pour l’élite des entreprises, les syndicats continuent de défendre les travailleurs. Et nous ne nous en excusons pas. On en a assez des mauvais patrons, comme les gestionnaires et dirigeants de la société Sears, partis les poches bourrées de millions de dollars en primes tandis que leurs employés perdaient leurs emplois et pensions durement gagnées. Il est grand temps que nos gouvernements se tiennent aux côtés des travailleurs plutôt que des sociétés gourmandes. Et quand il s’agit des fonctionnaires, comme les travailleurs aux premières lignes des secteurs de l’éducation, de la santé et des services sociaux, nous sommes fiers de défendre leurs intérêts. Les services publics de grande qualité qu’ils fournissent pour tous les Ontariens nous rendent la vie plus abordable et plus équitable. Nous avons choisi notre camp, et nous ne nous en excusons pas. Il est temps que notre gouvernement choisisse le bon camp, lui aussi. Parce que malgré les beaux discours, les syndicats ne servent pas seulement à obtenir de bons salaires et à-côtés pour leurs membres. Notre histoire se passe de commentaires. Ce sont les syndicats qui se sont battus pour l’indemnisation des travailleurs, le congé parental et la sécurité des lieux de travail pour tous. Ce sont les syndicats qui ont été à l’avant-garde de la lutte contre l’apartheid et de la lutte pour protéger les droits des femmes, entre autres. Les syndicats canadiens luttent pour la justice sociale et l’équité et nous croyons au pouvoir du peuple et à la franchise à l’égard des personnes ayant autorité. Nous estimons que nos gouvernements peuvent faire beaucoup mieux et c’est pourquoi nous continuerons de les mettre au défi. Nous ne sommes pas les seuls à ne pas nous entendre avec les premiers ministres de l’Ontario; il suffit de s’adresser aux électeurs qui les ont chassés de leurs fonctions. Nous croyons en un Ontario meilleur, et nous ne nous en excusons pas non plus. Nous ne défendrons pas des gouvernements qui piétinent, fonctionnent à l’aveuglette et n’hésitent pas à payer un milliard de dollars pour faire en sorte qu’on puisse s’acheter une bière dans un magasin du coin, ou qui volent 3,8 milliards de dollars dans les coffres publics afin de pouvoir payer la traite à leurs riches complices et aux grosses entreprises. En dépit de ce que les porte-parole de droite disent, le coût de la rémunération en Ontario est en fait le même, si ce n’est inférieur, que ce que dictent les normes de l’industrie. Les soi-disant « groupes de réflexion » de la trempe de l’Institut Fraser, qui disent le contraire, se trompent royalement. Tout comme d’ailleurs les journalistes feignasses et leurs rédacteurs en chef qui utilisent l’Institut Fraser comme seule source d’information. Selon les données du ministère du Travail, les augmentations salariales dans le secteur public syndiqué ont été inférieures à l’inflation dans huit des 10 dernières années, tandis que celles dans le secteur privé se sont avérées plus élevées que dans le secteur public. Ce ne sont pas les salaires des fonctionnaires qui ont entraîné le déficit en Ontario, et réduire les salaires dans le secteur public ne changera rien. C’est pourquoi nous continuons de nous battre et d’encourager nos jeunes à en faire de même; ce sont les travailleurs de demain et ils méritent une éducation de qualité et de bons emplois après leurs études. Nous allons continuer de faire notre travail, et nous ne nous en excusons pas. — Smokey Thomas est le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario Sur Twitter : @opseusmokey