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Le président Thomas dans le Sun : Nous sommes tous plus en sécurité quand nous avons le confort d’un foyer

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas with Toronto Sun logo
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Dans un éditorial du Toronto Sun, le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande d’urgence aux gouvernements municipaux et provincial de trouver un foyer pour tous les sans-abri.

« Plusieurs études révèlent qu’il est beaucoup moins coûteux de fournir un logement abordable à une personne que de la loger dans un refuge. Et durant cette pandémie, le coût de la surpopulation dans les refuges est de loin supérieur, se traduisant par un plus grand nombre de personnes infectées par la COVID-19 », écrit M. Thomas.

« Ainsi, pour rester en sécurité, nous devons faire en sorte que tout le monde ait le confort d’un foyer. »

Voici le texte intégral des propos de Monsieur Thomas (traduction libre)

Nous sommes tous plus en sécurité quand nous avons le confort d’un foyer

Warren (Smokey) Thomas

On dit qu’un chez-soi est synonyme de sécurité, et cela n’a jamais été plus vrai qu’aujourd’hui.

Les murs, les portes et le toit sur nos têtes nous gardent à l’abri de toutes sortes de menaces et de dangers, allant des tempêtes et du stress jusqu’aux crimes violents.

Et de nos jours, avoir un logement est encore plus important. Pour rester en sécurité dans cette pandémie de COVID-19, nous restons tous à la maison autant que possible. Derrière les murs, les portes et les fenêtres que nous appelons nôtres, nous restons en bonne santé et nous maîtrisons la pandémie.

Mais que se passe-t-il si vous n’avez pas d’endroit où vivre? Sans murs ni fenêtres pour arrêter la propagation du virus, comment pouvez-vous rester en sécurité, vous et les personnes qui vous entourent?

La réponse que les travailleurs de première ligne des refuges et des services communautaires membres du SEFPO tentent de faire entendre depuis des mois, c’est que ce n’est pas possible, du moins pas facilement.

Dès le début, les membres de mon syndicat ont demandé à avoir plus de logements pour les sans-abri parce qu’ils savaient par expérience que le virus se répandrait dans le système construit pour aider les sans-abri. Ils savaient que les lits devraient être séparés d’une distance de deux mètres ou plus. Ils savaient que pour beaucoup, en particulier ceux qui souffrent d’une maladie mentale, la distanciation sociale ne serait pas possible.

Grâce au travail acharné et de défense des droits des membres du SEFPO, on a ajouté des places supplémentaires pour héberger les sans-abri. De nouveaux refuges ont été ouverts.

Toutefois, cela n’a pas suffi. Il n’y avait toujours pas assez de nouveaux refuges pour tout le monde. Au début du mois de juin, on comptait près de 500 personnes porteuses du virus de la COVID-19 dans les deux douzaines de refuges de Toronto. Qui aurait pu reprocher aux personnes dans ces endroits à risque de vouloir se réfugier dans leur propre tente?

On a commencé à voir « pousser » des campements un peu partout à Toronto et, à la fin du mois, moins de 100 sans-abri étaient positifs à la COVID-19, le nombre le plus faible depuis avril.

De toute évidence, une tente est loin d’être le logement idéal et n’offre qu’un soulagement temporaire.

Mais la leçon de base semble claire comme de l’eau de roche : Comme le reste d’entre nous, les sans-abri ne peuvent cesser de contracter et de propager le virus que lorsqu’ils ont leur propre logement, même si ce n’est qu’une tente.

Malheureusement, les dirigeants élus de notre plus grande ville ne semblent pas avoir appris la leçon. Tandis que les dirigeants de villes comme Kingston font tout ce qu’ils peuvent pour rendre ces campements plus sûrs en les rapprochant de l’eau courante et de toilettes, les dirigeants de Toronto semblent plus intéressés à les fermer.

On ne peut imaginer une réponse plus immature. Un peu comme si fermer les yeux ferait disparaître le problème qu’on a devant les yeux.

Je sais bien qu’il y a des gens qui pensent que les sans-abri n’ont qu’eux à blâmer. Je ne suis pas du tout d’accord avec ça, mais c’est une autre question et je n’ai pas le temps de m’étendre là-dessus.

Concentrons-nous plutôt sur quelque chose sur quoi nous pouvons tous nous entendre, rendre nos communautés aussi sûres et prospères que possible. Les refuges, particulièrement les refuges surpeuplés, n’accomplissent aucun de ces objectifs.

Plusieurs études révèlent qu’il est beaucoup moins cher de fournir un logement abordable à une personne que de la loger dans un refuge. Et durant cette pandémie, le coût de la surpopulation dans les refuges est de loin supérieur, se traduisant par un plus grand nombre de personnes infectées par la COVID-19.

« Ainsi, pour rester en sécurité, nous devons faire en sorte que tout le monde ait le confort d’un foyer. »

— Warren (Smokey) Thomas est le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO)