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Le président Thomas dans le Sun : Plutôt que ces interminables confinements, le gouvernement fédéral doit investir dans les soins de santé

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas with a Toronto Sun logo.
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Dans un éditorial du Toronto Sun, le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, parle de la nécessité pour le gouvernement fédéral de planifier de manière proactive et d’investir dans les soins de santé comme solution à long terme pour faire face à la pandémie de COVID-19.

Lire l’article ici (traduction libre) :

Tandis que nous entrons dans le neuvième mois de la pandémie de COVID-19, le gouvernement canadien et les responsables de la santé publique nous chantent la même rengaine qu’au printemps dernier, ce qui pourrait peut-être entraîner une fois de plus un confinement radical dans le pays. Mais nous pouvons faire mieux que cela.

Au lieu de rejouer la même stratégie, il est temps de se préparer de manière proactive à l’inévitable en investissant dans les soins de santé de première ligne. Et cela veut dire consentir des investissements dans les hôpitaux, les soins à domicile, les soins de longue durée et dans les gens.

C’est le moment de mettre fin aux soins de couloir. Les Canadiens ne rajeunissent pas. Nos besoins ne vont pas diminuer de sitôt. En renforçant les capacités, nous nous occuperons des besoins à court, à moyen et à long terme.

Les Canadiens n’en peuvent plus. Nous avons besoin de solutions, pas seulement d’instructions pour rester à la maison, rester éloignés les uns des autres et nous laver les mains. Nos moyens d’existence et nos vies sont en jeu. Il est grand temps de « cracher des sous ».

Mardi dernier, le nombre de décès dus à la COVID-19 a dépassé les 10 000 dans le pays. Quelques provinces, dont l’Ontario, ont atteint des nombres record de cas de COVID-19, et ils ne vont qu’augmenter avec l’arrivée de l’hiver et du pic habituel de grippe saisonnière.

Nous sommes maintenant dans la deuxième vague de ce virus, sans qu’on puisse en entrevoir la fin. Nous avons fait beaucoup de chemin depuis le début de la pandémie. Nous en avons appris davantage sur ce virus, la façon dont il se propage et son effet sur notre santé. Et nous avons appris qu’il ne disparaîtra pas de sitôt.

Au début de la pandémie, en mars dernier, nous ne savions pas vraiment à quoi nous avions affaire et le confinement était justifié. Les Canadiens ont beaucoup donné, physiquement, émotionnellement et mentalement, dans les premiers mois de la pandémie. Nous avons fait notre part. Nous avons écouté et nous avons aplati la courbe. Mais nous sommes épuisés. Les gens se révoltent. C’est le moment d’ouvrir les yeux, de voir les faits et de faire les investissements nécessaires dans les infrastructures de soins de santé, afin que nous puissions au moins coexister avec le virus.

Pour ceux et celles d’entre nous qui peuvent travailler de chez nous, il est plus facile de vivre le confinement, mais pas tout le monde a cette chance. Si nous sommes tous et toutes concernés, alors rassemblons-nous pour exiger les investissements qui nous permettront de sortir de ce bourbier. Et cet investissement commence avec des fournitures qui répondent à la demande de soins médicaux, aujourd’hui et demain.

Des temps sans précédent exigent des mesures sans précédent. Les gouvernements ont prouvé que le coût n’a pas d’importance lorsqu’il s’agit de sauver des vies et de sauver l’économie. Quelle meilleure façon que d’investir dans les soins dont nous avons et aurons tous besoin pour nous remettre sur la bonne voie.

Remédions aujourd’hui à notre déficit en soins de santé. Cet adage le dit bien, « mieux vaut prévenir que guérir ».