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Tandis que nous émergeons de la pandémie, mettons de côté les confrontations, nous dit le président Thomas

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas with a Toronto Sun logo.
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L’éditorial suivant, du président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a été publié aujourd’hui même dans le Toronto Sun.

Selon le président Thomas, tandis que nous émergeons de la pandémie, il est temps de mettre de côté la confrontation

« Venez sans préjugés et avec un cœur ouvert parce que personne n’a encore accaparé le marché des bonnes idées », a déclaré Warren.

Une chose que j’ai apprise au cours de ma vie de syndicaliste, c’est qu’il faut se battre intelligemment.

Avec honnêteté, fermeté et gentillesse. C’est plus que mon genre de leadership depuis le début. C’est la façon dont j’essaie de me comporter chaque jour.

Oui, il y a un temps pour la confrontation. Et mon syndicat a une longue histoire de descente dans les rues lorsque rien d’autre n’aurait pu changer quoi que ce soit.

Mais il y a aussi un temps pour la collaboration et la consultation.

Un temps où on décide de ranger ses armes. Et de s’asseoir autour d’une table.

Le temps pour le gouvernement, les entreprises et les syndicats de travailler ensemble et d’exiger que nous nous montrions les uns les autres sous notre meilleur jour.

Et le temps de le faire, c’est maintenant.

La pandémie a fait des ravages dans chacune de nos vies.

Nous sommes tous et toutes éreintés. Frustrés. Et même désespérés de voir revenir une certaine normale, serait-ce même une nouvelle normale, quelle qu’elle puisse être.

Nous avons été bombardés par des spécialistes médias et malgré ça, les bonnes réponses demeurent insaisissables. Après tout, qui peut vraiment prétendre être spécialiste d’un nouveau virus?

Ce niveau de compétence prend du temps et de l’expérience.

Alors, que faire?

Je crois que la réponse sied dans notre capacité de travailler ensemble.

Il est facile de se jeter des pierres les uns sur les autres. Mais jeter des bases solides? Eh bien, c’est un peu plus difficile.

Je demande donc ce qui suit au premier ministre.

Rassemblez ce qu’il y a de meilleur en Ontario en matière de gouvernement, d’entreprises et de syndicats et mettez en place des tables de consultation autour desquelles on ciblera nos préoccupations les plus pressantes, aujourd’hui et dans l’avenir.

Prenez le temps d’écouter tous les intéressés, sans lancer de calomnies lorsque certaines idées ne correspondent pas nécessairement aux nôtres.

Venez sans préjugés et avec un cœur ouvert parce que personne n’a encore accaparé le marché des bonnes idées.

J’en ai assez entendu pour savoir que peu importe ce que les gens motivés par leurs propres intérêts ont sur le plan organisationnel ou politique, les bonnes idées abondent.

L’autre solution, bien sûr, serait de faire l’impensable, soit de continuer de faire du foin politique de la misère humaine et d’une tragédie qui s’acharne sur les gens du monde entier depuis plus d’un an.

Nous avons tous vu ce qui s’est passé avec nos voisins du Sud lorsqu’on a rendu indissociables pandémie et politique.

Ce n’est pas du leadership. C’est de l’opportunisme.

L’opportunisme n’a plus sa place ici. Le temps est trop précieux, la vie trop précieuse.

Ensemble, nous pouvons nous battre intelligemment et gagner, de sorte que personne ne soit laissé pour compte.

— Warren (Smokey) Thomas est le président du SEFPO