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Le président Thomas demande à la ministre des Services correctionnels d'autoriser les fouilles complètes dans ses établissements

Toronto – Le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) demande à la ministre des Services correctionnels, Marie-France Lalonde, d’intervenir auprès des bureaucrates du ministère qui continuent de retarder la mise en œuvre des plans visant la conduite de fouilles institutionnelles complètes au sein des établissements correctionnels du système.

« En décembre dernier, nous avions reçu l’autorisation ministérielle de mettre en route la conduite de ces fouilles, lesquelles impliquent une perquisition des lieux et un scan corporel de tous les détenus », a expliqué Warren (Smokey) Thomas. « C’est la seule façon d'éliminer les armes, drogues et autres produits de contrebande qui circulaient déjà avant l’installation des scanneurs corporels. »

En mai 2016, Yasir Naqvi, alors ministre des Services correctionnels, avait annoncé que tous les établissements correctionnels seraient équipés d’un scanner corporel d’ici 2018. Jusqu’à maintenant, un peu moins de la moitié en sont équipés. Les prisons utilisaient autrefois des détecteurs de métal, qui n’étaient pas en mesure de détecter des objets comme les couteaux en céramique.

Lundi dernier, un agent correctionnel du Centre correctionnel du centre-est a reçu un coup de couteau en céramique d’un détenu. L’agent a été envoyé à l’hôpital, où il a reçu 24 points de suture.

« Le problème, c’est qu’on ne s’est pas débarrassé des armes existantes après l’installation des nouveaux scanners », a dit Monsieur Thomas. « On n’a pas procédé à une seule fouille institutionnelle avec les scanners corporels. Et regardez ce qui s'est passé. »

« Tant que ces fouilles ne seront pas faites, nos agents correctionnels et les détenus seront exposés à de tels risques », a encore dit Monsieur Thomas. « S’il y avait eu une fouille institutionnelle, on aurait peut-être pu éviter l’accident qui a eu lieu lundi dernier. »

Le président du SEFPO a souligné qu’en décembre 2016, David Orazietti, qui avait succédé à Monsieur Naqvi au poste de ministre, avait approuvé une fouille institutionnelle pilote au Complexe correctionnel de Maplehurst.

« Tout était prêt à la fin du mois de janvier », a ajouté Monsieur Thomas. « Mais le bureau du sous-ministre adjoint avait annulé le projet. Nous avons donc suggéré de conduire la fouille pilote dans un plus petit établissement, comme le Centre de détention de Toronto est, pour économiser du temps et de l’argent. Mais le bureau du sous-ministre adjoint ne nous a jamais autorisés à le faire. »

« Et nous voici ici, huit mois plus tard, et je crois comprendre que le complexe du centre-est va enfin procéder à une fouille complète. Mais il aura fallu qu’un agent se fasse sauvagement agresser pour que les bureaucrates acceptent de la faire. »

« Nous ne pouvons tout simplement plus nous permettre d’attendre que d’autres agents se fassent agresser, ou pire encore. Pour le bien de toutes les personnes qui vivent et travaillent dans nos établissements, nous devons nous débarrasser de ces armes meurtrières. Maintenant. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931